Association interprofessionnelle de la volaille de chair
ANVOL
Association interprofessionnelle regroupant l'ensemble des familles professionnelles de la filière volaille de chair.
ID: 362370545050-21
Lobbying Activity
Response to Modernisation of the EU legislation for on-farm animal welfare for certain animals
11 Jul 2025
La filière Volaille de chair française, à travers son pacte Ambition 2025, est engagée depuis plusieurs années dans lamélioration des conditions délevage avec des engagements pris et dépassés sur laccès des animaux à la lumière naturelle, la réduction de lusage des antibiotiques ou la réalisation daudits dans lesquels lévaluation du bien être des animaux tient une place importante. Dans le contexte économique très concurrentiel que lon connaît aujourdhui au niveau international, face à lafflux de viande de volaille depuis les pays tiers (25 % des filets consommés en Europe ny sont pas produits), et face aux choix des consommateurs vers des produits alimentaires bon marché, une révision de la législation communautaire sur le bien-être animal ne devrait en aucun cas pénaliser la compétitivité de nos élevages. De nouvelles contraintes ou limposition de nouveaux systèmes de production déconnectés des réalités du terrain, sans études dimpacts économique, environnemental et social, conduiraient à une augmentation des coûts de production, un arrêt des investissements et aggraverait le déficit de souveraineté de la France et de lUE. Parmi les options que souhaitent examiner la commission européenne en matière de révision de la législation, trois dentre elles concernent la filière volaille de chair : Suppression progressive des cages avec des périodes de transition appropriées et des exigences techniques pour les systèmes sans cages, en poulet de chair à létage sélection (Pédigrées, Grands-grands parentaux et grands parentaux) : Les cages sont utilisées pour la sélection, elles sont nécessaires car elles permettent : - didentifier les animaux et leur descendance - de contrôler/maîtriser parfaitement lenvironnement (et le sanitaire) - de mesurer/quantifier facilement les caractéristiques techniques individuelles (Indice de Consommation, Gain Moyen Quotidien) - de maîtriser les prélèvements et la collecte de données individuels (fientes, prises de sang) - de gérer les accouplements et par conséquent la consanguinité (notamment dans le cas des « petits effectifs ») et de maintenir la diversité génétique La mesure des données individuelles est indispensable à lamélioration génétique et permet dadapter les schémas de sélection en fonction des attentes et besoins du marché (sanitaire, bien-être animal, performance). Linterdiction de la cage pour la sélection en poulets de chair serait catastrophique pour la filière et conduirait à une délocalisation de ce maillon hors UE, alors que ses opérateurs sont de moins en moins nombreux. Ce serait une véritable perte de savoir-faire et de souveraineté sur le maillon qui est à la base de la filière. Indicateurs et numérisation Depuis près de 10 ans la filière a développé des outils numériques permettant aux éleveurs dévaluer le niveau de bien-être de leurs animaux au quotidien. Ces évaluations font parties des exigences de nos chartes interprofessionnelles (EVA), avec certification par un organisme tiers. Loutil phare de cette stratégie, ©Ebène, est développé par lInstitut Technique de lAviculture (Itavi), selon la démarche Welfare Quality, via une application smartphone et fait lobjet de mises à jour très régulières. Plutôt que dimposer de nouveaux outils, la Commission devrait davantage reconnaître les outils déjà en place, valoriser et inciter leur mise en œuvre volontaire. Exigences liées aux importations/mesures miroirs La filière volaille de chair soutient pleinement la mise en œuvre de mesures miroirs visant à imposer aux produits importés les mêmes exigences que ceux produits sur le sol européen. Cependant, la mise en œuvre de telles mesures, si elle nest pas accompagnée dune mise en œuvre dun dispositif de contrôle sur place très conséquent, naura aucun effet ni pour les filières européennes, ni pour les consommateurs européens. A ce titre, la filière demande la mise en œuvre dun véritable dispositif de contrôle sur place auprès des opérateurs.
Read full responseMeeting with Christophe Hansen (Commissioner) and
28 Feb 2025 · Challenges faced by the poultry and pork sector in France and work of the INAPORC and ANVOL
Meeting with Valérie Hayer (Member of the European Parliament) and spiritsEUROPE and
24 Feb 2025 · Divers
Meeting with Eric Sargiacomo (Member of the European Parliament)
27 Nov 2024 · Agriculture, secteur de la volaille
Response to Protection of animals during transport
8 Apr 2024
Anvol, l'interprofession nationale de la volaille de chair en France est en désaccord avec l'ensemble du texte proposé, déconnecté des réalités du terrain. En effet, si la question du bien-être animal pendant le transport est une question très importante, la manière dont elle est traitée dans ce texte ignore les aspects environnementaux, sanitaires, territoriaux, sociaux et économiques qui y sont liés. Ci-dessous quelques éléments clés (non exhaustif) des raisons de notre opposition à ce texte. Durée de transport : Le caractère radical de ce texte, en matière notamment de durée de transport provoquera la disparition d'outils d'abattage, trop éloignés de zone d'élevage dense, ou inversement, la disparition de territoire d'élevage. Il est important d'avoir à l'esprit que le contexte et les règles sanitaires (influenza aviaire) ne sont pas compatibles avec une densification des élevages autour des abattoirs. A l'heure ou la question de la souveraineté alimentaire est remise en avant, le projet de texte aura un effet dévastateur sur cette question. En effet, en limitant la durée de transport, le projet va créer d'une part des distorsions de concurrence importantes entre Etats Membres dont la géographie et le maillage économiques ne sont pas les mêmes, mais il va aussi accentuer les distorsions de concurrence avec les pays tiers. Sur le plan de génétique aviaire, ce projet est aussi contre-productif. En limitant la durée de transport (et l'inclusion du chargement et déchargement dans la durée de transport), nous ne pourrons plus exporter cette génétique (animaux d'un jour), conduisant les sélectionneurs à délocaliser leurs entreprises dans des zones depuis lesquelles il sera possible d'exporter. Là aussi, la souveraineté européenne est remise en cause. Températures : Le projet de texte est en totale déconnection avec les réalités du terrain que ce soit pour les animaux de réforme ou les poussins d'un jour. Pour ces derniers, les camions de transport sont des camions équipés pour contrôler la température pendant le transport. Densité et hauteur des caisses : Les nouvelles densités proposées conduiront à une réduction de la capacité des camions d'environ 30 % pour les poussins et d'environ 43 % pour les poulets. Cette augmentation d'espace aura des conséquences négatives sur le bien-être des animaux car ils seront moins "contentionnés" et donc plus sujets aux chutes dans les caisses. Il nous semble important de préciser ici qu'à l'heure actuelle la totalité des abattoirs ont une moyenne de mortalité à réception des animaux de moins de 1 % (2022 et 2023). D'un point de vue environnemental, le projet de texte va à l'encontre des objectifs de décarbonation puisqu'il engendrerait une augmentation de la flotte de camion considérable ainsi qu'une augmentation de la consommation d'eau et de produits désinfectants pour les caisses. En terme économique, l'impact du texte serait de + 6,5 à + 9 euros la tonne de vif de poulet. Concernant la hauteur des caisses, il semble important de rappeler que pour le bien-être animal, les animaux doivent être transportés couchés et non en position d'alerte pour éviter les blessures dues aux mouvements des animaux. Définition du transport et présence du vétérinaire : L'inclusion du chargement et du déchargement dans le temps de transport est contre production et aura des conséquences négatives sur le bien-être des animaux car il aura pour conséquence une accélération des cadences. Par ailleurs la présence d'un vétérinaire à toutes les opération de chargement et déchargement est strictement infaisable. Il nous semble que la réglementation actuelle répond aux enjeux de protection des animaux pendant le transport. L'adoption de ce texte reviendrait à mettre en place de nouvelle contraintes pour les éleveurs les entreprises conduisant à des surcoûts et donc impactant durablement notre compétitivité, au profit des produits d'importations.
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