BIOVALEURS
Biovaleurs est un cercle de réflexion indépendant, créé en 2017 sous forme associative (loi 1901), par des entreprises et entrepreneurs de l'Agroalimentaire Bio, représentatifs économiquement de ce mouvement et qui partagent un certain nombre d’idéaux.
ID: 495557039407-41
Lobbying Activity
Response to Action plan for the development of EU organic production
23 Oct 2020
BIOVALEURS est un cercle de réflexion, créé en 2017, par des entreprises du secteur de l’agroalimentaire biologique qui représentent la variété de toutes les étapes de la chaîne de vie des produits biologiques, des producteurs agricoles jusqu’aux distributeurs et aux certificateurs. Toutes sont actives dans le monde de la Bio depuis de longues années et sont, pour la plupart, des pionnières et leaders dans leurs domaines respectifs. Convaincues de l’efficacité de leur modèle, mais aussi conscientes de sa fragilité face aux modèles dominants, ces entreprises ont décidé de mettre en commun leur expérience pour s’interroger sur la meilleure façon de pérenniser durablement le succès du modèle Bio et de ses valeurs fondatrices.
BIOVALEURS a travaillé sur un manifeste pour que la Bio créé une richesse économique, sociale, environnementale et sociétale, partagée avec tous et qu’elle continue à porter ses valeurs.
L’association BIOVALEURS accueille avec intérêt l’initiative de la Commission de publier un plan d’action et saisit l’opportunité qui lui est offerte de pouvoir commenter la feuille de route.
Les stratégies « biodiversité » et «de la fourche à la fourchette » ont fixé comme objectif d’une SAU bio de 25% en 2030, objectif ambitieux que nous partageons et qui doit se réaliser dans un parfait équilibre offre demande mais aussi en rémunérant les services rendus (externalités positives) par l’agriculture biologique. Il nous semble important, au vue de la diversité des situations (de 3% SAU Bio à 20%) au sein de l’UE, que les Etats Membres s’engagent sur des progressions annuelles et indiquent l’objectif final pour 2030. Cela implique au niveau des Etats Membres de présenter des objectifs chiffrés, un calendrier et des budgets. BIOVALEURS appelle les instances politiques à faire du développement de l’agriculture et de la production Bio une « cause nationale ».
De plus, il est essentiel que les plans d’action reflètent une approche territoire et équilibre entre les territoires (un système agricole et alimentaire résilient) et que les instances régionales et locales soient impliquées au niveau décisionnel, ainsi que dans la réalisation du plan d’action. Des engagements chiffrés devront être pris concernant la commande publique qui est un levier important. BIOVALEURS appelle les pouvoirs publics à faciliter le développement d’une agriculture biologique de proximité permettant aux producteurs d’écouler leur production, par exemple dans la restauration collective. Et à faciliter les investissements industriels locaux qui permettront de transformer localement les produits.
L’approche filière devra être privilégiée. Elle devra passer par un juste partage de la valeur entre les tous acteurs (amont et aval). La Commission devra soutenir les initiatives sur le transfert des connaissances, la formation des agriculteurs(trices) et de tous les acteurs(trices) de la filière. BIOVALEURS appelle les pouvoirs publics à un soutien réel et efficace à la conversion vers l’agriculture biologique, avec un solide accompagnement à la formation, pour que les nouveaux producteurs puissent durablement s’inscrire dans le mouvement et affronter sereinement les enjeux qu’un tel changement implique pour eux.
Il est aussi important que le plan d’action inclue un monitoring, suivi des actions et qu’un bilan à mi-chemin soit effectué avec éventuellement des corrections à apporter.
Enfin, pour stimuler la demande et permettre à l’alimentation bio de toucher le plus grand nombre, BIOVALEURS appelle à une fiscalité incitative, impliquant une action politique au niveau européen. Une véritable politique d’information et d’éducation des enfants sur l’alimentation doit également être menée par les instances publiques, dès le plus jeune âge à l’école, pour les former à s’alimenter de façon plus équilibrée et plus saine, mais aussi pour les sensibiliser au travail et au rôle essentiel de nos agriculteurs dans le paysage économique, écologique et sanitaire français.
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