Confédération Française de l'Encadrement- Confédération Générale des Cadres des Industries Electriques et Gazières

CFE CGC Energies

La CFE CGC Energies est une organisation syndicale représentative dans le secteur énergétique en France.

Lobbying Activity

Response to Future development and deployment of Small Modular Reactors (SMRs) in Europe

26 Nov 2025

La CFE Énergies salue la démarche européenne visant à définir une stratégie sur les petits réacteurs modulaires (PRM), quelle considère comme un levier de souveraineté industrielle et énergétique. Cette consultation destinée à préparer une stratégie de l'Union Européenne pour un déploiement sécurisé des PRM dénommés au niveau international « Small Modular Reactors » (SMR) à partir des années 2030 constitue à nos yeux un pas important vers davantage de pragmatisme énergétique et de souveraineté, à la condition toutefois de respecter un certain nombre de principes et de fondamentaux que nous souhaitons présenter ci-après. En tant que première organisation syndicale représentative de lencadrement et seconde pour lensemble des salariés des entreprises des Industries Électriques et Gazières en France, notamment dans des entreprises telles quEDF, ENGIE, ENEDIS ou RTE, la CFE Énergies souhaite apporter sa contribution, guidée par sa vision d'une construction européenne de lénergie qui assure la décarbonation, l'autonomie stratégique, une transition socialement juste, la sécurité des approvisionnements et des infrastructures essentielles, tout en respectant le principe de neutralité technologique bas carbone. Notre contribution complète décline cette vision autour de plusieurs priorités : construction dune chaîne dapprovisionnement européenne robuste, convergence des cadres de sûreté et dautorisation, effort massif de R&D et dinnovation, politique ambitieuse de compétences et demplois de qualité, cadre financier adapté aux cycles longs du nucléaire et gouvernance transparente associant pleinement les citoyens et les salariés. Le développement des PRM doit sinscrire dans une vision stratégique de long terme, fondée sur la neutralité entre technologies bas carbone et sur lémergence dune véritable chaîne de valeur européenne. Une ouverture trop large du marché des PMR aux technologies américaines ferait par conséquent peser un risque majeur à notre souveraineté industrielle, technologique et énergétique. Pour la CFE Énergies, la production dénergies ne saurait se réduire à la seule exploitation dun outil de production. Dans le cadre de cette consultation, nous appelons à garantir, au sein de nos frontières, la maîtrise du cycle du combustible, un haut niveau de sûreté, un effort soutenu en matière de R&D et de compétences, ainsi quun accès équitable aux financements européens. La CFE Énergies défend également une gouvernance transparente et véritablement participative, conditions essentielles pour renforcer lacceptabilité publique. Enfin, dans lintérêt de notre souveraineté énergétique européenne, les PRM doivent venir compléter les grands réacteurs au service dun mix énergétique équilibré et tenant compte de la géographie et des besoins énergétiques de chaque pays. La stratégie de l'UE sur les PRM doit être un moteur de souveraineté industrielle et de son déploiement maitrisé, et l'occasion de confirmer le virage industriel et pragmatique de la Commission Européenne. Parce que lénergie est un bien commun, elle doit le rester : à cette condition, elle pourra pleinement servir l'intérêt général et soutenir des emplois durables pour les Européens. Pièce essentielle, mais certainement pas exclusive, les PRM doivent intégrer le bouquet énergétique futur. Et si la transition énergétique était un orchestre, le PRM serait un nouvel instrument complémentaire, prometteur et polyvalent. Mais aucune symphonie ne peut réussir que si tous les instruments (hydraulique, gaz, réacteurs nucléaires de forte puissance, parc éoliens, parcs solaire, stockage,), existants et futurs, sont correctement financés, gérés et jouent en harmonie, sous la direction d'un véritable chef d'orchestre porteur dune vision et stratège au service de lintérêt commun et non d'un marché livré au gré de vents dominants. Vous pouvez retrouver notre contribution complète dans le document joint.
Read full response

Response to European grid package

28 Jul 2025

L'appel à contribution de la Commission européenne relative aux réseaux électriques a retenu toute l'attention de la CFE Énergies. La CFE Énergies représente les agents de maîtrise, techniciens, cadres et ingénieurs des Industries Électriques et Gazières (IEG), quels que soient leur domaine d'activité ou la nature de leur fonction. Elle est la première organisation syndicale représentative chez les cadres et la seconde tous collèges confondus dans cette branche professionnelle en France. La CFE Énergies a développé sa position sur les différents thèmes de la consultation dans le document en pièce jointe. La CFE Énergies se tient à la disposition de la Commission européenne pour compléter et étayer sa position. Pour la CFE Énergies, André PALU, Secrétaire National Affaires Publiques et Européennes.
Read full response

Meeting with Maria Luís Albuquerque (Commissioner) and

23 Jun 2025 · Presentation of each association and position on pensions

Response to Nuclear Illustrative Programme

9 May 2025

La CFE Énergies salue l'opportunité de remettre lénergie nucléaire au cœur des politiques européennes, conformément au Traité Euratom et au principe de subsidiarité. Un socle de souveraineté énergétique et de sécurité dapprovisionnement. Face aux tensions géopolitiques et au défi de réindustrialisation, le nucléaire est stratégique pour garantir une électricité pilotable et bas carbone. L'Europe doit tirer les leçons de ses vulnérabilités, notamment sa dépendance envers des matières premières et énergétiques extra-européennes critiques. Elle doit sécuriser ses approvisionnements énergétiques en soutenant toutes les filières bas carbone. La fragilité actuelle du réseau électrique européen, illustrée récemment par le black-out en Espagne, souligne le besoin urgent de capacités pilotables suffisantes pour assurer stabilité et sûreté. Respect de la neutralité technologique et fin des discriminations. Nous dénonçons depuis longtemps les distorsions réglementaires et financières ayant freiné le nucléaire au profit massif des renouvelables. Son inclusion dans la taxonomie verte constitue une première étape. Il est impératif que tous les investissements (prolongation des réacteurs existants, nouveaux projets, SMR, gestion des déchets, cycle du combustible) bénéficient équitablement des financements européens dédiés aux technologies durables. Ces soutiens doivent être adaptés aux spécificités du nucléaire (montants, durées). La prolongation de la durée de vie des réacteurs jusquà 80 ans doit être anticipée, sur base de décisions techniques validées par lexpertise indépendante des autorités de sûreté, afin doptimiser les infrastructures existantes tout en garantissant un niveau élevé de sûreté et de performance, contribuant ainsi à la stabilité du mix énergétique européen. Innovation, compétences et emploi industriel européen. Le PINC doit impulser une dynamique industrielle et dinnovation par une coordination renforcée en matière de R&D et un accès facilité aux financements. Anticiper les besoins en formation et en compétences est crucial pour assurer lattractivité du secteur. Mobiliser la jeunesse autour de ces métiers à forte valeur ajoutée, sécuriser lemploi, garantir des conditions sociales de qualité et encourager une culture technique et scientifique dès le plus jeune âge, notamment auprès des femmes, sont des axes essentiels. Une politique cohérente dinfrastructures et dapprovisionnement. Une politique industrielle ambitieuse doit couvrir toute la chaîne de valeur : équipements, maintenance, combustible, gestion des déchets. LEurope doit favoriser les alliances industrielles, renforcer ses capacités de retraitement et garantir des chaînes dapprovisionnement sûres et résilientes. Le nucléaire doit être intégré pleinement et équitablement dans les schémas directeurs européens des infrastructures énergétiques, au même titre que les renouvelables. Pour une Europe de lénergie démocratique, industrielle et sociale. Nous plaidons pour une vision stratégique à long terme, guidée par lintérêt général. Le nucléaire ne peut être soumis uniquement aux logiques de marché. Il nécessite un soutien actif pour assurer les investissements indispensables de long terme, ainsi quune régulation forte, orientée vers les besoins collectifs. La réussite du PINC dépendra également de la confiance des citoyens. Cela exige une gouvernance exemplaire avec une transparence accrue des décisions, une réelle participation publique et des exigences élevées en matière de sûreté et RSE. Ces principes sont indispensables à une stratégie nucléaire européenne moderne et crédible. Dans un contexte de concurrence mondiale accrue et durgence climatique lEurope doit retrouver pragmatisme et ambition énergétique.Le PINC constitue une opportunité de réaffirmer le rôle indispensable du nucléaire dans le mix énergétique, en accord avec lesprit du traité Euratom et de bâtir une politique industrielle, sociale et énergétique souveraine, cohérente et durable
Read full response

Response to Climate change mitigation and adaptation taxonomy

16 Dec 2020

En tant qu’organisation représentative des salariés du secteur de l’énergie, second syndicat du secteur en France, membre des fédérations syndicales européennes EPSU et Industriall, la CFE-CGC Énergies soutient fermement l’objectif de la Commission Européenne d’atteindre une société neutre en carbone d’ici 2050. Elle considère qu’au moment où l’Europe mobilise des fonds et des outils financiers d’une ampleur historique pour la reprise et la résilience dans une Europe gravement touchée par la crise de la COVID 19, le cadre orientant le financement durable doit s’inscrire pleinement dans cet objectif et ne pas laisser prise à une approche relevant davantage du parti pris et de l’idéologie que du pragmatisme. La taxonomie doit donc relever d’une approche technologiquement neutre et prendre en compte toutes les technologies bas carbone. Ce n’est pas seulement un préalable au bon fonctionnement du marché de l’énergie mais aussi une condition essentielle pour construire avec les acteurs financiers une Europe de l’énergie performante et véritablement écologique parce que bas carbone. Priver d’investissement des secteurs indispensable à la transition bas carbone quand d’autres, bien que constituant des opportunités peu rentables pour une transition énergétique abordable, efficace et même écologique, bénéficieraient d’un accès privilégié à la finance durable, ruinerait le fondement même du Green Deal. Nous ne pouvons par conséquent que regretter que le projet d’actes délégués ne respecte pas la neutralité technologique et que les technologies bas carbone n’y soient pas considérées à égalité de traitement. Ainsi, l’hydroélectricité est soumise à des tests systématiques et lourds de nature à compromettre des projets pourtant utiles et écologiquement maîtrisés ; l’hydrogène doit elle respecter des exigences drastiques incompréhensibles et le nucléaire est purement et simplement exclu au motif que l’évaluation des critères DNSH reste à poursuivre. De plus l’exclusion de la R§D, mesure sans précédent, pour toutes les activités de transition et d’habilitation, va à l’encontre de l’émergence de technologies futures. Pour la CFE-CGC Énergies, l’ampleur du défi climatique nécessite de faire appel à la technologie nucléaire, qu’il s’agisse des réacteurs de nouvelle génération, y compris les petits réacteurs modulaires comme le recommandent l’AIE et l’AIEA conjointement. Une évaluation de l’ensemble du bloc énergétique incluant l’énergie nucléaire doit donc être menée à bien, la Commission doit veiller à ce que la décision d’inclure le nucléaire dans la taxonomie repose sur une évaluation scientifique et la neutralité technologique et non sur des considérations d’ordre politique. A égalité de traitement et sur la base des consensus scientifiques, le nucléaire devrait par conséquent être inclus dans le financement durable. Le GIEC, l’IAE (et aussi le TEG) ont confirmé son caractère indispensable pour réussir une transition énergétique économiquement et socialement soutenable et écologique par son impact minimal sur l’artificialisation des sols donc la biodiversité et l’utilisation des matériaux. En ce qui concerne les déchets, l’OCDE dans un rapport récent conclue qu’il existe maintenant un consensus international des experts sur le problème des déchets ultimes, et considère l’enfouissement géologique profond comme une solution mature et réaliste. Pour l’hydraulique, le stockage par pompage relié à des cours d’eau, indispensable pour atténuer le changement climatique, devrait être inclus dans la taxonomie et concernant le DNSH, les critères devraient se référer à la législation environnementale existante. Pour l’hydrogène, le seuil proposé est trop restrictif et la taxonomie devrait rendre possible la production d’hydrogène à partir d’un mix électrique à faibles émissions carbone et se référer au seuil proposé par le TEG. Concernant l’infrastructure de transport et de distribution d’énergie, notamment gazière, les seuils devraient être assouplis
Read full response

Response to Carbon Border Adjustment Mechanism

31 Mar 2020

The Climate Law includes the goal of climate neutrality for the EU by 2050. Reaching this target is likely to involve a significant increase in carbon prices. To avoid a loss of competitiveness for EU industries and higher CO2 emissions in other regions, we support the principle of protecting efficient european industries exposed to unfair international competition through a Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM). If we are fully convinced by the final objective of being carbon neutral in 2050, achieving this objective does not seem however in good way without stepping-up ambitions and support of the European Commission on all low carbon solutions. An energy mix based on all low carbon energies must be supported or at least not hampered when they already contribute to CO2 emissions reduction so that energy policy and climate action can go hand in hand. The level of the carbon price signal at European level must therefore be ambitious enough to achieve the objectives of reducing CO2 emissions at lower cost. Thus we support reinforcement and extension of ETS system and carbon taxation insofar as it is socially just, that’s to say accompanied by redistribution measures. The revenues from ETS and from energy taxation should mainly be channeled to help people and workers most impacted in the energy transition. It should be clarified how the costs of the transformation will be shared across society and throughout the industrial value. We deeply promote a just transition to protect jobs, competitiveness, industry and investments in Europe by avoiding carbon leaks. A fair global level playing field must be guaranteed by avoiding carbon leakage and by precluding carbon dumping. All regions of the world should carry their fair share in the additional costs of the transition. As Europe represents only 10 % of global emissions, it is key that other parts of the world develop the same level of ambition and carry their fair share in the global effort to combat emissions. The CBAM must be set-up to ensure a fair competition from foreign industries. These measures will also incentivize investments in low carbon policies in other countries as well in the the EEA countries and favor innovation everywhere. We are of course aware of risks and legal issues regarding trade agreements, WTO regulations and possible retaliation actions and we think that this must be fully integrated to define the best mechanism that will protect our industry and jobs. This objective can be reached by addressing carbon pricing differences in free trade agreements, by closing the borders for products produced without respecting international environmental agreements or labour standards. New financial products (e.g. green as well carbon-free bonds) that promote long-term sustainable investments can also be developed while short-termism on the financial markets should be discouraged. European industries need fair access to international markets as well as to benefit from a real european industrial strategy. While promoting common values in Europe we must do the same internationally. When negotiating and signing trade agreements, the EU must impose compliance from the partners with Fundamental Labour Standards as well as with the Paris agreement to mitigate Climate change. Trade agreements should contain an enforceable chapter on labour rights. They should also contain an enforceable chapter about fighting climate change within the framework of the Paris 2015th agreement to ensure a level playing field safeguarding our energy intensive industries. In conclusion, massive investments will be needed in the industry sector to undertake appropriate restructuring of value chains and decarbonize their processes. EU should focus on implementing a large panel of measures to trigger the development of a competitive low carbon industry in Europe. Support for research and innovation will be crucial in establishing a true EU leadership and a climate-driven industrial policy.
Read full response

Response to Revision of the Energy Tax Directive

31 Mar 2020

Considering the huge and unkown consequences of the COVID-19 crisis Europe is facing, each directive referring to the the european Green Deal, such as this Energy Taxation Directive (ETD), should reconsider its economic and social fundamentals and be focused on the carbon neutrality objective. CFE Energies welcomes the intention of the Commission to review the ETD because the current ETD doesn’t contribute to the EU’s climate and energy policy goals. There is no link between minimum tax rates and their energy content and CO2 emissions and the ETD does not provide preferential tax treatment for low-carbon energy final consumption. For our organization, this new ETD should be the opportunity of a genuine shift to a real taxation of pollution and C02 emissions, and to help innovation, job creation and job preservation in EU. For that, it is necessary to include in the price of products the external (environmental) costs integrated on all their value chain as well as to take into consideration the need of a real industrial european strategy. This directive is the opportunity to strengthen the common basis for energy taxation in the EU and to define a new level playing field consistent with the 2050 objectives of carbon neutrality which is the heart of the European Green Deal. Incentivizing the development of all low carbon energies sources and solutions must be the main objective of this directive, including renewable energy, carbon-free electricity such as nuclear energy, natural gas for vehicules, biogas, low carbon hydrogen and CCS/U, that are all necessary with different scales, terms and duration to reach the objective. The ETD should stay up to date with new innovations and it has to support the development of all low carbon energy sources that need to be supported in the phase when they are not already competitive as biomethane, sustainable hydrogen and the infrastructures for production, storage, transport, distribution and uses that go with them. When low carbon, electricity should be highly promoted by a CO2-driven energy taxation. Energy taxation should be deeply reconstructed according to CO2 emissions. The transport sector shall not be left outside the emission reduction efforts and differentiation of taxes rates between business uses and non- business uses of fuel for transport must no longer continue. The directive must rebalance the charge between the different energy sources and different energy consumers according to their impacts on CO2 emissions and it should be an incentive to implement a JUST TRANSITION that’s to say a transition that takes into account social dimensions in parallel of environmental ones. For that issue, a redistribution of the revenues from the energy taxes to support regions and workers most impacted by the energy transition will help to compensate the impacts of the levy. That was the purpose of a just transition fund and what should be the objective of the just transition mechanism proposed by the European commission. Unfortunately, only one part of the ETS revenue will still be destinated to support a just transition while it would be better signal to better link efforts and supports in the energy transition. In conclusion for our organization, the three main objectives should be the definition of a C02-driven energy taxation, guided by the carbon neutrality, a reallocation of budget resources collected upon final energies in order to favour energies that contribute to energy & climate targets of the EU, and the harmonization and clarity of rules at european level first so that European companies can build up their competitiveness on a sound market and secondly a way of adjustment measures on the borders of EEA to avoid carbon leaks and unfair competition from non-european companies. European companies need to be safeguarded so that they can invest and innovate to create jobs and implement just transition schemes for their workers.
Read full response