Eau Secours 34

Eau Secours 34 est une association de l’Hérault qui se donne pour buts : 1- d’informer les usagers et consommateurs d’eau, en vue de les aider à faire valoir et respecter leur droit à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, 2- de défendre la notion que l’eau, bien vital pour l’humanité, ne saurait devenir une source de profit pour des entreprises privées ou des groupes financiers, 3- d’obtenir en conséquence que la gestion de l’eau et de l’assainissement relève du service public, 4- d’intervenir dans tous les débats publics et études touchant à la gestion des ressources en eau, au niveau local, national et européen et dans une perspective de protection de l’environnement, 5- de coordonner ses interventions avec tous les acteurs sociaux agissant sur ces thèmes au travers de réseaux plus larges.

Lobbying Activity

Response to Revision of EU legislation on registration, evaluation, authorisation and restriction of chemicals

20 May 2021

REACH a actuellement deux faiblesses : 1- Les nouvelles molécules qui sont produites en faibles quantités ne font pas l'objet d'une demande d'autorisation de mise sur le marché et d'une étude sur leur toxicité éventuelle. Or, ces nouvelles molécules qui sont créées en grand nombre chaque année ont forcément un impact cumulé sur la santé et l'environnement. 2- C'est l'entreprise productrice d'une nouvelle molécule qui réalise l'étude toxicologique. Or, l'entreprise a tout intérêt à minimiser l'impact de sa molécule sur la santé et l'environnement. REACH a effectivement besoin d'une révision. Mais la Commission européenne ne propose rien de vraiment consistant pour traiter les faiblesses décrites ci-dessus. En particulier, les entreprises continueront à être juge et partie puisqu'il n'est pas prévu qu'un organisme indépendant mène les études toxicologiques à leur place. La simplification de REACH ne doit pas être le prétexte pour affaiblir le niveau de protection de la santé et de l'environnement au profit des intérêts économiques. La priorité doit être donnée à la protection de la santé et de l'environnement et non pas au marché intérieur et à la compétitivité des entreprises européennes à l'international. Dans ce cadre, imposer les mêmes exigences aux produits importés que pour les produits européens est une bonne idée.
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Response to EU Strategy on Adaptation to Climate Change

29 Jun 2020

Dans la communication de 2013 sur la stratégie européenne d’adaptation au changement climatique comme dans cette proposition d’une stratégie actualisée, la commission européenne explique comment le changement climatique impacte les milieux aquatiques et l’accès aux ressources en eau mais ignore le rôle inverse joué par les cycles global et locaux de l’eau sur le climat. En surconsommant et en gaspillant les eaux superficielles et souterraines, en imperméabilisant les sols, nous avons altéré les cycles de l’eau. L’altération des cycles de l’eau contribue au changement climatique au même titre que l’augmentation de l’émission de GES. Qui peut ignorer que les spots de chaleur de plus en plus violents que vivent les villes européennes sont dus à une imperméabilisation excessive des sols diminuant le phénomène rafraîchissant de l’évapo-transpiration ? Ignorer le rôle des cycles de l’eau sur le climat revient à se priver d’actions d’adaptation mais surtout d’atténuation très efficaces. De plus, ces actions visant à restaurer des cycles de l’eau plus naturels sont souvent low tech, de faible coût et pourront même à plus long terme résoudre la crise de l’eau. Les entreprises privées du secteur de l’eau proposent au contraire des actions coûteuses et toujours plus complexes (installation de compteurs à télérelève, construction de nouvelles infrastructures...) qui ne créeront pas miraculeusement des ressources en eau supplémentaires mais renchériront à coup sûr le coût de l’accès à l’eau pour tous. Arrêtons l’imperméabilisation des sols des grandes villes par étalement urbain ou densification et commençons à désimperméabiliser ; arrêtons l’urbanisation en zones inondables ou submersibles et la construction de digues et infrastructures pour tenter de protéger ces zones des risques d’inondation et de submersion marine ; arrêtons la pollution agricole et industrielle des milieux aquatiques et des captages pour l’eau potable. Et surtout arrêtons de nous cacher derrière l’économie circulaire pour continuer le business as usual.
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