Grand Est-Europe

GE-Europe

Grand Est-Europe est le groupement d'intérêt public, de droit français, visant à renforcer le lien entre les acteurs publics de la région française du Grand Est et les institutions européennes.

Lobbying Activity

Meeting with Victor Negrescu (Member of the European Parliament) and Transport and Environment (European Federation for Transport and Environment) and

5 Nov 2025 · Union of skills in motion addressing the EU's workforce challenges

Response to Revision of the CO2 emission standards for cars and vans

10 Oct 2025

La région Grand Est se distingue par limportance de sa filière automobile, 1ère branche industrielle, qui y représentent 117 000 emplois, répartis au sein de 2300 établissements. Le Grand Est représente un quart de lactivité automobile française en volume de production et dexportation. Au regard de limportance de cette filière sur son territoire, la Région Grand Est sengage au niveau européen sur ces enjeux et exerce actuellement la vice-présidence de lAlliance des Régions de production automobile (ARA), avant den exercer la présidence en 2026. Depuis ladoption du règlement de 2019, les collectivités, universités, chambres consulaires et autres acteurs de lécosystème économique du Grand Est sont pleinement engagés dans le soutien à la transition du secteur automobile vers la production de 100% de véhicules neufs sans émissions dici 2035. A titre dexemple, la Région Grand Est, cheffe de file sur ces enjeux, en étroite coopération avec les autres acteurs locaux, renforce ses actions en matière de formation et de reconversion professionnelle. Aujourdhui, cette transition savère plus complexe quanticipé, et le contexte international renforce la pression exercée par une concurrence accrue, et parfois déséquilibrée, des producteurs extra-européens sur les acteurs du territoire. Dans ce contexte, si le report des objectifs de décarbonation prévus pour 2025 a apporté la flexibilité nécessaire aux constructeurs de voitures particulières, les constructeurs de véhicules utilitaires légers, eux, sont confrontés à des échéances imminentes, venant aggraver une situation déjà compliquée par une demande trop faible. Cette situation appelle à trouver des solutions urgentes et concrètes pour accompagner ce segment du marché, et à anticiper déjà la décarbonation du secteur des poids lourds. En ce qui concerne les années à venir, dici 2035, les incertitudes actuelles (quil sagisse des normes CO, des technologies privilégiées, des mécanismes de financement ou de protection du marché européen) freinent les investissements, voire même stoppent des projets déjà enclenchés. Les acteurs régionaux et locaux ont donc besoin dun cap clair pour soutenir le développement économique, la recherche, linnovation, la requalification professionnelle, et le déploiement dinfrastructures sur leur territoire. Ainsi, cette révision du règlement de 2019 doit servir à clarifier rapidement la feuille de route européenne pour la transition automobile. A côté de lélectrification du secteur automobile, principale solution de décarbonation, dautres solutions technologiques pourraient contribuer à atteindre lobjectif de neutralité climatique, notamment si le calcul des émissions de CO2 est basé sur lanalyse du cycle de vie des véhicules (ACV). Lintérêt dune telle approche, ouverte, réside dans sa capacité à valoriser les avancées en R&D, didentifier les technologies les plus efficaces, durables, et alignées avec les spécificités territoriales de chaque région. La finalité de cette démarche est aussi déviter toute exclusion prématurée ou uniformisation qui ne tiendrait pas compte des réalités industrielles et/ou territoriales. Tout choix technologique devra être adapté à lusage final du véhicule, et servir lobjectif de décarboner ce mode de transport le plus efficacement possible. A titre dexemple, le Grand Est est la 1ère région française en matière de production de biométhane et de biocarburants et la Région Grand Est soutient donc le développement de mobilités au BioGNV, notamment pour ses autocars régionaux. En résumé, pour assurer la réussite de cette transition, il est essentiel dy associer pleinement les acteurs régionaux et locaux, car ils contribuent à sa mise en œuvre, et urgent de redéfinir un cap clair, assurant prévisibilité, stabilité et cohérence des politiques publiques, encourageant les investissements, et permettant in fine datteindre les objectifs climatiques, industriels, demploi et de cohésion territoriale.
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Meeting with Anthony Smith (Member of the European Parliament)

5 Nov 2024 · Présentation des enjeux européens du collectif régional

Meeting with Isabelle Le Callennec (Member of the European Parliament)

23 Oct 2024 · Fonds régionaux

Meeting with Fabienne Keller (Member of the European Parliament)

25 Jan 2023 · Réunion avec des représentants de la région Grand Est à Bruxelles pour parler de l’organisation de la représentation permanente à Bruxelles.

Meeting with Joan Canton (Cabinet of Commissioner Thierry Breton)

13 Oct 2022 · Overview of industrial policy in Europe

Meeting with Pascal Arimont (Member of the European Parliament)

17 May 2022 · Discussion on "Hydrogen within the Greater Region"

Meeting with Nicolas Schmit (Commissioner) and COMMISSARIAT D'INVESTISSEMENT A L'INNOVATION ET LA MOBILISATION ECONOMIQUE

1 Dec 2021 · La pénurie des compétences dans l'industrie et l’importance de la territorialisation des compétences dans la Grande-Région.

Response to Restoring sustainable carbon cycles

7 Oct 2021

Le collectif Grand Est-Europe, composé de collectivités territoriales, universités et chambres consulaires de la région française du Grand Est accueille avec un vif intérêt l’initiative de la Commission européenne en vue de développer des forêts et des pratiques agricoles favorisant l’absorption du carbone par les sols, en parfaite adéquation avec l’ambition de plusieurs de ses membres de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de préservation de la biodiversité. Cette « agriculture carbonée », ensemble de pratiques agricoles permettent la séquestration au sein des sols agricoles de carbone se trouvant jusque-là dans l’atmosphère, devrait contribuer de façon décisive à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et donc à la neutralité climatique à l’horizon 2050, tout en renforçant le rôle des acteurs du monde agricole et sylvicole. La région française du Grand Est consacre actuellement 54% de sa superficie aux exploitations agricoles et 33% aux forêts, ce qui en fait l’une des régions françaises et européennes en pointe sur les questions agricoles et sylvicoles et un véritable terrain d’étude potentiel des pratiques favorables à la séquestration du carbone. A travers la région, ce sont de très nombreux acteurs économiques et politiques qui sont engagés en faveur de la bioéconomie et des projets de développement en cohérence avec les enjeux environnementaux et climatiques. Le Conseil régional du Grand Est porte l’ambition de faire du Grand Est une région à énergie positive et bas carbone à horizon 2050. Pour y parvenir, plusieurs stratégies et dispositifs sont déjà mobilisés : le Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) ainsi que les stratégies bioéconomie, méthanisation et biomasse. Sur le plan agricole, la Région participe à une action ambitieuse de compréhension des enjeux climat et énergie régionaux de ce secteur dans le cadre de l’étude ClimAgri®. Cette démarche a permis de réaliser un diagnostic de la situation régionale existante mais également de réaliser un exercice de prospective à l’horizon 2050. A l’issue de l’étude, l’objectif de réduction de 15% des émissions directes de gaz à effet de serre a été fixé et un plan d’actions de maîtrise des émissions a été défini. Le programme ACSE, mis en œuvre par la Chambre Régionale d’Agriculture du Grand Est et co-financé par la Région Grand Est, vise à approfondir les connaissances sur les thématiques Air Climat Sol Energie en agriculture et les transmettre aux acteurs de terrains (conseillers et exploitants agricoles). Des initiatives propres à certaines filières voient également le jour sur le territoire. En particulier, la filière laitière est la première à s’engager de façon structurelle avec l’ambition d’accompagner 1 800 éleveurs laitiers, soit 40% du nombre, dans une démarche d’efficience économique et de réduction de l’empreinte carbone de 17% du lait sorti d’usine. La Région soutient cette démarche « Ferme laitière bas carbone » à hauteur de 1,5M€ sur la période 2021-2025. D’autres projets sont en cours de développement sur le territoire régional notamment le projet Carbon Think, piloté par Terrasolis, pôle d'innovation de la ressource agricole « bas carbone », qui vise à produire une méthode d’évaluation des réductions des émissions de carbone et d’un outil numérique utilisant la blockchain, ainsi que de créer un modèle économique permettant de valoriser ces externalités de l’agriculture (rémunération des agriculteurs en fonction de leur «performance carbone»). Au regard de leur engagement sur la question de « l’agriculture carbonée », les acteurs publics de la région Grand Est se tiennent à la disposition des institutions européennes pour réfléchir aux pratiques et cadres réglementaires de demain permettant de lutter contre le changement climatique, tout en renforçant le rôle des acteurs de l’agriculture et de la sylviculture.
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Response to Proposal for a Regulation - Regional and urban Policy

21 Apr 2021

L’Ile-de-France et le Grand Est sont les deux premières régions françaises en matière de relation commerciale avec le Royaume-Uni. Ainsi, en 2019, avant la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), les exportations de ces deux régions vers le Royaume-Uni s’élevaient respectivement à 6 et 5,6 milliards d’euros. Ces deux régions ont donc suivi avec appréhension le processus de mise en œuvre du Brexit et avec espoir les premières discussions relatives à la « proposition de règlement établissant la réserve d’ajustement au Brexit » publiée le 25 décembre 2020 par la Commission européenne. L’Ile-de-France et le Grand Est se félicitent : - de cette initiative exprimant la solidarité européenne face à cette crise européenne ; - du rôle central accordé aux régions, notamment les régions plus touchées. En effet, l’article 3 de la proposition, relatif à l’objectif de cette initiative, cible les régions comme échelon clef : « La réserve apporte un soutien pour pallier les conséquences négatives du retrait du Royaume-Uni de l’Union dans les États membres, les régions et les secteurs, en particulier les plus touchés par le retrait, et en atténuer l’incidence sur la cohésion économique, sociale et territoriale. » ; - de l’importance reconnue au considérant 11 du préjudice commercial pour les régions et secteurs ayant une relation commerciale très intense avec le Royaume-Uni : « La méthode de distribution devrait tenir compte de l’importance des échanges avec le Royaume-Uni et de l’importance de la pêche dans la zone économique exclusive du Royaume-Uni […] ». Afin de réaliser au mieux l’objectif défini à l’article 3, le règlement devrait néanmoins mieux prendre en compte l’impact sur les économies moins ouvertes (et donc plus directement dépendantes de la relation commerciale aux voisins européens directs) et prévoir que les Etats membres doivent impérativement, dans le cadre du processus d’allocation des ressources issues de la réserve d’ajustement au Brexit : - impliquer l’échelon régional - prendre en compte les besoins des secteurs économiques les plus touchés par le préjudice commercial L’Ile-de-France et le Grand Est se tiennent à la disposition des négociateurs européens pour apporter un éclairage régional de la problématique du préjudice commercial pour les territoires qui dépendent fortement de la relation commerciale avec le Royaume-Uni.
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