Emmaus Europe

The Emmaus movement was founded by Abbé Pierre in 1949.

Lobbying Activity

Meeting with Aurore Lalucq (Member of the European Parliament)

31 Jan 2024 · Economie sociale: perspectives européennes et enjeux de terrain

Meeting with Silvia Modig (Member of the European Parliament)

31 Jan 2024 · Topical EU issues

Meeting with Mounir Satouri (Member of the European Parliament)

31 Jan 2024 · Lutte contre la pauvreté

Meeting with Jutta Urpilainen (Commissioner)

17 May 2022 · Africa, cooperation with CSOs.

Response to New Pact on Migration and Asylum

26 Aug 2020

Emmaüs Europe est une organisation présente dans 20 pays d’Europe qui depuis 70 ans accueille les plus démunis, les personnes sans domicile et souffrant de différents types d’exclusions. Par une activité économique de réemploi et de recyclage, les personnes ainsi accueillies financent des actions de solidarité avec d’autres, restés dans des situations de misère plus importantes, en Europe ou dans le reste du monde. Nous sommes donc « aux premières loges » pour suivre l’évolution de la pauvreté en Europe. C’est de ce point de vue que nous souhaitons nous exprimer sur le nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile. En effet, ces dernières années les personnes les plus pauvres d’Europe, celles qui frappent aux portes de nos organisations, sont majoritairement des personnes qui étaient venues chercher l’asile en Europe et qui terminaient à la rue. D’abord des hommes seuls mais de plus en plus des femmes, des familles et des enfants. Le plus souvent c’est le protocole de Dublin qui les empêche de demander l’asile dans le pays dans lequel ils parlent mieux la langue, ont des attaches ou dans lesquels des opportunités d’emploi dans leurs domaines de compétence leur permettrait d’envisager de trouver un emploi rapidement si un titre de séjour leur était accordé. La gestion de ce protocole dans les dernières années a été catastrophique pour l’augmentation de la pauvreté en Europe. Du point de vue administratif tout était fait pour que les demandeurs d’asile commettent des erreurs et se retrouvent à la rue sans aucun soutien, devant attendre plusieurs mois avant de demander l’asile dans le pays de leur choix ou renvoyées de pays en pays. Nos organisations ont donc accueilli des personnes plutôt bien formées ou en capacité d’apprendre rapidement un nouveau métier et une nouvelle langue, plutôt jeunes et sans grave problèmes psychologiques, c’est-à-dire tout l’opposé des personnes en situation de pauvreté que nous accueillons en Europe habituellement. La place de ces personnes n’est pas dans des organisations de solidarité par le travail ou alors à titre de bénévole. Leur place est au travail dans nos pays qui ont besoin de main d’œuvre et renouvellement des générations. La place de ces personnes n’est pas non plus dans leur pays d’origine où nous les aurions renvoyées plus rapidement comme le prévoit a priori le futur Pacte sur la migration et l’asile. En effet, nos membres en Afrique et en Asie nous décrivent clairement la situation de ces personnes qui sont aujourd’hui contraintes de fuir leur pays. Pour certains ces situations relèvent de la convention de Genève, violation des droits humains, guerre, etc. Et il s’agirait pour ceux-ci de réellement leur permettre de demander l’asile politique en Europe sans allonger ou empêcher ce processus par des protocoles comme Dublin ou l’externalisation de notre politique d’asile. Mais pour une partie de plus en plus importante des personnes contraintes de quitter leur pays, c’est la politique économique internationale et les changements climatiques qui sont cause de leur départ. Nous avons bon espoir que les politiques européennes comme celles du Green deal permettent dans les prochaines années de réorienter notre économie et de limiter son impact sur les changements climatique. Mais les scientifiques nous expliquent clairement que la situation que nous vivons actuellement est due à des politiques conduites par les pays riches, d’Europe et d’Amérique du Nord principalement, il y a plus de 50 ans et que nous allons gérer leur impact dans les prochaines années. Un de ces impacts sera l’augmentation du nombre de personnes fuyant leurs pays. Nous pensons que notre devoir en tant que nations riches est de trouver les moyens d’accueillir le plus grand nombre possible de ces personnes qui vont vers des situations de pauvreté tellement désespérées dans leur pays qu’elles sont prêtes à risquer leur vie dans l’émigration pour chercher un avenir vivable. Voir nos propositions : texte joint.
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