GRACQ Les cyclistes quotidiens asbl
GRACQ
Le GRACQ agit pour rendre les déplacements à vélo plus sûrs, plus agréables et plus faciles pour tous à Bruxelles et en Wallonie.
ID: 774036539053-60
Lobbying Activity
11 Apr 2022
Nous saluons l'inclusion dans le règlement RTE-T de la définition des "modes actifs", l'obligation pour les nœuds urbains d'adopter des plans de mobilité urbaine durable, et l'inclusion de "l'augmentation de la part modale des transports publics et des modes actifs" dans les priorités supplémentaires pour les nœuds urbains. Cependant, nous considérons que la proposition actuelle peut être améliorée de manière significative pour rendre le système de transport européen plus accessible et durable, en particulier dans les petites villes et les zones rurales.
L'intégration d'EuroVelo, le réseau européen de pistes cyclables, aux côtés des autres modes de transport contribuerait de manière significative à ce que l'UE atteigne ses objectifs climatiques ambitieux. Le réseau a besoin d'une coordination aux niveaux nationaux et européen pour assurer son développement continu et le RTE-T est le domaine politique de l'UE le mieux placé pour apporter ce soutien.
Des centaines de millions d'Européens utilisent chaque année leur vélo pour se déplacer (8% des européens ont le vélo comme mode de transport principal), faire du tourisme ou comme activité physique/de loisir. Cela nécessite un réseau cyclable à la hauteur des réseaux des autres modes de transport.
L'effet de barrière des infrastructures RTE-T doit être mieux pris en compte. De nombreuses routes, lignes ferroviaires ou voies navigables du RTE-T constituent une barrière importante pour le vélo, obligeant les cyclistes à faire de longs détours ou à rouler sur des routes peu sûres, parce que les ponts qui les enjambent (ou les tunnels qui les traversent) n'ont pas été équipés d'infrastructures cyclables.
Certes, la proposition de la Commission comprend des passages visant à "assurer la continuité et l'accessibilité des voies piétonnes et cyclables", mais uniquement en tant que priorités supplémentaires pour les nouveaux projets routiers et ferroviaires, et ne s'appliquant qu'aux infrastructures cyclo-piétonnes préexistantes.
Dans le même temps, la nouvelle exigence de l'article 29, paragraphe 2, point a), concernant la mise à niveau de toutes les routes du RTE-T à une norme « autoroutière , augmentera considérablement l'effet de barrière.
Ce problème des barrières doit être abordé systématiquement, à la fois pour les nouveaux projets, mais aussi pour les barrières créées antérieurement par des projets mal conçus. Pour ce faire, on doit introduire l'obligation de garantir une densité suffisante de passages sécurisés pour les modes actifs, au moins deux fois plus importante que pour les voitures.
Les projets de RTE-T devraient aussi être vus comme une opportunité de créer de nouvelles liaisons cyclables. Par exemple, des projets d'autoroutes cyclables le long des voies ferrées ou des voies navigables. Les grands ponts routiers et ferroviaires devraient eux toujours être équipés de pistes cyclables. Les axes routiers RTE-T doivent prévoir soit une infrastructure cyclable séparée, soit un itinéraire parallèle sûr pour les cyclistes.
La section sur les nœuds urbains devrait être étoffée avec des exigences concrètes. Pour réduire les encombrements sur le réseau RTE-T et permettre une véritable multimodalité, les nœuds urbains doivent disposer de réseaux cyclables cohérents, jusqu’à des autoroutes cyclables reliant les banlieues aux centres-villes.
L'obligation de fournir une interconnexion durable, transparente et sûre entre le rail et les modes de transport actifs ne doit pas être limitée aux nœuds urbains. Les villes plus petites ont aussi un gros potentiel pour le vélo. De même, dans les zones rurales, le vélo peut augmenter considérablement la zone de chalandise autour des gares. La connexion avec les modes actifs devrait faire partie des exigences générales de l'infrastructure ferroviaire pour le trafic de passagers. Cela inclut le stationnement des vélos, mais aussi des itinéraires cyclables sûrs vers les gares, et l'accessibilité des quais de gare.
Read full responseResponse to Sustainable and Smart Mobility Strategy
23 Jul 2020
In a joint political declaration on the 14th of July 2020, Belgium, Luxembourg and the Netherlands called on the EU to prioritise cycling in the post-virus recovery. Benelux Ministers of Transport presented to the European Commission Vice President, Frans Timmermans, a list of cycling policy measures and the urgent need for stimulating the bicycle use as a necessary, safe and healthy alternative in (urban) mobility
https://www.benelux.int/files/9415/9499/3305/FINAL_layout_Political_Declaration_of_the_Benelux_countries_bike_stimulation_signatures_complete.pdf
"The current COVID-19 crisis has had an enormous impact on existing mobility, not only within the Benelux countries, but also in other European countries and in other parts of the world. Governments have reacted to the COVID-19 crisis by taking measures and calling on citizens to reduce their movements to the strict minimum to lessen transmission risks. Public transport, road traffic and everyday mobility declined to record low levels as a result and the COVID-19 related traffic reduction led to a huge drop in air pollution. During the lockdown periods cycling increased in many cities and rural areas and became an effective, climate friendly, safe and healthy alternative transport mode."
Just like Benelux governments, we would like a political roadmap for Sustainable Mobility in Europe that really backs cycling up and gives it a considerable boost. We, too, call on the EU to seize this golden opportunity to unlock cycling’s enormous potential for the Sustainable and Smart Mobility Strategy and the EU Green Deal, with decisive policies and strategic investments that will increase cycling levels throughout the EU.
Together with Benelux transport ministers, we ask the European Union to :
1) Use the ongoing revision of the TEN-T regulation to optimize co-funding possibilities for the construction or improvement of bicycle infrastructure, as well as broaden eligibility of bicycle projects in the definition of urban nodes
2) Allocate other EU funding to bicycle policy, for example under the European Green Deal
3) Prioritise the bicycle in new initiatives such as this Sustainable and Smart Mobility Strategy;
4) Allow member states to apply a reduced VAT rate on (electric) bicycles under Directive 2006/112/EC.
As a national cyclist organisation, part of a European network of other cycling NGO's, we would like the European Union to also :
5) Treat cycling as an equal partner in the mobility system, including recognising EuroVelo, the European cycle route network, as another TEN-T network in addition to existing networks such as road, rail, or inland waterways;
6) Fund at least €6 billion in investments in safe, high quality cycling infrastructure in the 2021-27 MFF;
7) Improve the EU Urban Mobility policy framework by making access to EU funding for safe and attractive transport infrastructure conditional on the implementation of Sustainable Urban Mobility Plans (SUMPs) and the collection of urban mobility data;
8) Enable a centralised €5.5 billion EU E-bike Access Fund that will make the benefits of e-bikes available in all countries in the EU and stimulate further job creation.
Read full response