Coordination Rurale Union Nationale

CRUN

Coordination Rurale is a French union representing and defending the interests of farmers.

Lobbying Activity

Coordination Rurale demands import reciprocity and market volume controls

7 Mar 2025
Message — The organization wants to ensure a fair income for producers. They demand that imports follow European environmental and health standards. They suggest reducing production volumes during crises.12
Why — These measures would protect their income from cheap foreign competition and market volatility.3
Impact — Non-EU trading partners would lose market access due to strict new production requirements.4

Coordination Rurale urges EU to ban buying below production costs

7 Mar 2025
Message — The organization demands an EU-wide ban on purchasing agricultural products below production costs. They seek stronger cross-border sanctions and better protections to prevent buyer retaliation against farmers.12
Why — Farmers would gain increased bargaining power and fairer competition against large food industry buyers.34
Impact — Large food multinational companies would face tougher enforcement and higher purchasing costs.5

Meeting with Marion Maréchal (Member of the European Parliament)

28 Feb 2025 · Salon international de l'agriculture

Meeting with Christophe Hansen (Commissioner) and

27 Feb 2025 · Challenges faced by the agrifood sector in France and work of the Coordination Rurale

Meeting with Christophe Clergeau (Member of the European Parliament)

26 Feb 2025 · ENVI

Meeting with Gilles Pennelle (Member of the European Parliament)

26 Feb 2025 · Discussion autour des enjeux agricoles

Meeting with Eric Sargiacomo (Member of the European Parliament) and Confédération Européenne des Vignerons Indépendants

25 Feb 2025 · Salon international de l'agriculture

Meeting with Jordan Bardella (Member of the European Parliament)

24 Feb 2025 · Salon International de l'Agriculture

Meeting with Céline Imart (Member of the European Parliament)

24 Feb 2025 · Agriculture

Meeting with Céline Imart (Member of the European Parliament)

8 Dec 2024 · Agriculture

Meeting with Céline Imart (Member of the European Parliament) and Duralim

26 Nov 2024 · Agriculture

Meeting with Gilles Pennelle (Member of the European Parliament)

26 Nov 2024 · Enjeux de l'agriculture et des agriculteurs

Meeting with Eric Sargiacomo (Member of the European Parliament)

26 Nov 2024 · Agriculure

Meeting with Sarah Knafo (Member of the European Parliament)

26 Nov 2024 · Rencontre de soutien aux agriculteurs

Meeting with Anne-Sophie Frigout (Member of the European Parliament)

26 Nov 2024 · La crise de l'agriculture européenne et l'accord du Mercosur

Meeting with Marie Dauchy (Member of the European Parliament)

9 Apr 2024 · Problématiques des Agriculteurs

Meeting with Jean-Paul Garraud (Member of the European Parliament)

6 Feb 2024 · Rencontre avec une délégation de membres de coordination rurale

Meeting with Pierre Karleskind (Member of the European Parliament)

6 Feb 2024 · Crise agricole

Meeting with Marie Dauchy (Member of the European Parliament)

6 Feb 2024 · Rencontre avec une délégation de membres de coordination rurale

Meeting with Patricia Chagnon (Member of the European Parliament)

6 Feb 2024 · la crise agricole actuelle et les revendications des agriculteurs

Meeting with Philippe Olivier (Member of the European Parliament)

24 Jan 2024 · Rencontre avec des agriculteurs

Meeting with Patricia Chagnon (Member of the European Parliament)

24 Jan 2024 · échange avec des agriculteurs

Coordination Rurale urges EU ban on low agricultural prices

14 Nov 2023
Message — The union demands an urgent ban on purchasing agricultural products at prices below production costs. They also call for mirror and safeguard clauses to protect farmers from international competition distortions.12
Why — This policy would allow farmers to earn a dignified living while covering environmental costs.3
Impact — International exporters would lose market access due to stricter reciprocity and safeguard requirements.4

Coordination Rurale demands import bans alongside chemical export prohibitions

25 May 2023
Message — Coordination Rurale argues that banning chemical exports must include strict measures on food imports. They request a ban on products grown using substances prohibited in the EU.12
Why — This would shield EU farmers from unfair competition and prevent the relocation of production.34
Impact — Non-EU producers using banned chemicals would lose access to the European market.5

Response to List of composite products obtained from cereals, exempted from official controls at border control posts

10 Mar 2023

La Coordination Rurale (CR) remercie la Commission de soumettre à consultation cet acte délégué. Toutefois, la CR relève quune fois encore, la consultation nest disponible quen anglais et que le délai laissé à la consultation et celui prévu entre la consultation et la prise de décision sont relativement courts, ce qui interroge sur la manière dont les retours des contributeurs seront effectivement pris en compte. La CR est contre la proposition de règlement délégué prévoyant dajouter les produits composés de longue conservation à base de céréales à la liste des produits composés à faible risque. En effet, cette proposition souffre dun manque évident de cohérence entre les exigences environnementales et sanitaires imposées aux agriculteurs européens, et la politique commerciale nettement plus laxiste concernant les produits importés. Les agriculteurs de lUnion européenne doivent se conformer aux exigences renforcées de la conditionnalité PAC y compris consacrer plus de terres à des activités non productives -, et remplir les objectifs fixés par le Green Deal. Et dans le même temps, les agriculteurs européens subissent la concurrence des importations en provenance de pays tiers aux conditions de productions bien différentes, avec par exemple lusage de produits phytos interdits dans lUE, ou des conditions sociales moins disantes. Le contrôle qualité aux frontières est un outil au service de la protection des consommateurs, mais aussi des agriculteurs pour limiter leur exposition à une distorsion de concurrence par ailleurs entretenue par une réglementation européenne non réciproque et par la signature de traités de libre échange. La CR attend de la Commission quelle cesse de développer les exemptions de contrôles propres à mettre en difficulté ses propres agriculteurs, sa propre économie agricole et donc sa capacité à assurer une part dautosuffisance alimentaire. Pour la CR, cest la cohérence entre les politiques et le principe de réciprocité sagissant de la politique commerciale qui devrait guider laction de la Commission. Les stratégies et politiques du Green Deal ne peuvent pas sappliquer uniquement intra UE, sous peine davoir un level playing field totalement déséquilibré et défavorable pour ses propres acteurs économiques. Il ne sagit pas dapparaître déloyal dans les relations commerciales mais de rééquilibrer les échanges pour protéger la santé du consommateur et aussi le secteur stratégique quest lagriculture. A ce titre, la la Commission doit sinspirer de larticle 44 de la Loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite Loi EGAlim I). Si lobjectif est de montrer lexemple au reste du monde en matière de lutte contre le changement climatique et dêtre chef de file dune diplomatie verte, alors la Commission doit affirmer son engagement et sa vision, y compris vis-à-vis de lOrganisation mondiale du commerce (OMC). Les normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal en vigueur dans lUE doivent être appliquées aux importations, non « de manière autonome », mais de « manière collective ». Lapplication concrète de se principe se trouve par exemple dans les limites maximales résiduelles (LMR). Si une substance active (SA) est interdite dans lUE, alors la réglementation devrait prévoir qu'il n'y ait plus le moindre résidu de ces SA dans les importations. Et considérant que les états membres nont pas les moyens de contrôler lensemble des marchandises entrant sur leur territoire, il convient de faire porter sur les pays exportateurs, comme le pratique par exemple la Chine, la charge de la preuve de la non utilisation de SA interdites sur les denrées exportées. La France et lEurope lont déjà fait pour les cerises turques. La CR rejette cette proposition de règlement délégué, et demande donc à la Commission de ne pas ladopter.
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Meeting with Eric Andrieu (Member of the European Parliament)

28 Feb 2023 · Situation générale de l'agriculture française

Meeting with Marie Dauchy (Member of the European Parliament)

24 Jan 2023 · échange avec des agriculteurs

Coordination Rurale urges simplification of electronic pesticide recording rules

11 Oct 2022
Message — The union demands merging separate registers and a drastic simplification of requirements. They oppose the mandatory shift to digital records to avoid administrative burdens.12
Why — Simplification would protect farmers from time-consuming tasks and additional software costs.3
Impact — Regulatory authorities would lose the ability to perform continuous digital oversight and control.4

Meeting with Koen Doens (Director-General Directorate-General for International Partnerships)

7 Oct 2022 · situation du marché des céréales et des filières

Coordination Rurale demands reciprocity for pesticide bans on imports

18 Jul 2022
Message — The union demands reciprocity regarding substances banned within the European Union. They want legislative proof that exporting nations follow the same rules. Current residue limits do not prevent unfair competition from third-country producers.12
Why — This would eliminate market distortions caused by cheaper, non-compliant foreign imports.34
Impact — Foreign producers using banned substances would lose access to European consumers.5

Response to Review of the de minimis aid Regulation

7 Jul 2022

La Coordination Rurale remercie la Commission européenne pour son initiative de réviser le montant des aides de minimis. Les aides de minimis sont un outil pour limiter la concurrence déloyale des soutiens nationaux entre États membres, mais d’un autre côté, le plafond appliqué à ces aides limite la marge de manœuvre des États membres face aux conséquences des épisodes sanitaires et météorologiques, voire géopolitiques. Elles peuvent être un outil d'urgence et de sécurité rapide à mettre en œuvre, d'autant plus en ces « temps nouveaux ». Le plafond pour les entreprises, qui n’a jamais été révisé depuis 2006, devrait être augmenté pour tenir compte de l’inflation, ainsi qu’une marge pour les années à venir. Ainsi, le plafond ne devrait pas être inférieur à 250 000 euros. En agriculture, les aides ne doivent pas se substituer au revenu par le travail, et donc par la vente des productions à un prix rémunérateur. Augmenter sans cesse les aides de minimis n'est pas une solution pérenne comme pourrait l'être une politique agricole forte et pleinement alignée sur les objectifs fixés à l’article 39 du TFUE. Néanmoins, les aides de minimis sont nécessaires. Pour laisser un peu plus de marge de manœuvre aux États membres, augmenter le plafond des aides de minimis agricoles à 30 000 euros semble un bon compromis. Le plafond national devra être relevé en conséquence. Enfin, concernant le système de contrôle, et en particulier le registre obligatoire, la Coordination Rurale comprend la nécessité de transparence et le souci de la Commission européenne de diminuer la charge administrative des entreprises. Toute diminution de la charge administrative est bienvenue, bien que la formalité relative aux aides de minimis ne semble pas la plus fastidieuse. Si l’objectif est de simplifier la vie des agriculteurs, il ne doit pas non plus conduire à une sur-administration de la gestion des aides. Un registre centralisé s’accompagnera d’une gestion nécessitant des moyens informatiques et humains, la Coordination Rurale s’inquiète des potentiels frais occasionnés par une telle mesure, et aimerait savoir sur quels budgets ceux-ci seront financés. Il n’est pas envisageable que les agriculteurs financent, sur les budgets d’aides agricoles, les propres conditions matérielles de leur contrôle.
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Coordination Rurale urges ban on sub-standard food imports

7 Mar 2022
Message — Ban imports produced with substances currently forbidden within the European Union. Exporting countries must provide proof that they meet EU production requirements. Harmonize pesticide approvals to ensure fair rules for all European farmers.123
Why — This would eliminate competitive disadvantages caused by cheaper, non-compliant foreign imports.45
Impact — Trade partners like the USA and Canada would lose market access.6

Response to EU Competition law – revision of the market definition notice

31 Jan 2022

En 2022, les définitions de « marché » et de « conditions de concurrence » ne devraient plus se baser uniquement sur des considérations de prix, de parts de marché ou de comportement d’achat. Elles doivent dépasser ces limites pour intégrer des critères environnementaux, sanitaires et sociaux. Pour la Coordination Rurale, les conditions de concurrence dans le marché intérieur des produits agricoles et alimentaires ne sont pas suffisamment homogènes faute d’harmonisation des réglementations : produits ou substances interdits dans un État membre et autorisés dans un autre, droit social différent pouvant conduire à une forme de dumping, avantages fiscaux, réglementation en matière d’irrigation, etc. Ces différences ne peuvent conduire qu’à du dumping social et/ou environnemental, lesquels ne constituent certainement pas les bases d’une concurrence équitable. Certains considèrent cette concurrence déloyale comme nécessaire au bon fonctionnement du commerce international. A contrario, nous estimons que, sur le marché mondial, les conditions de concurrence ne peuvent plus faire l’impasse sur les droits sociaux, la sécurité sanitaire ou la protection de l’environnement. La définition des marchés doit donc intégrer ces dimensions, et servir de levier à l’UE pour mener une diplomatie verte et sociale. L’UE se doit, pour ses citoyens et ses acteurs économiques, d’être aussi exigeante avec les partenaires des pays tiers qu’elle ne l’est avec ses propres acteurs économiques. En parallèle de sa réflexion sur la définition du marché, l’UE doit mettre ses politiques sectorielles et ses objectifs politiques en cohérence avec sa politique de concurrence et de commerce. Il n’est par exemple plus possible de continuer d’importer des produits alimentaires et des denrées qui n’auraient pas le droit d’être produits dans l’UE compte tenu de leur mode de production. L’interdire serait une mesure cohérente vis-à-vis de la distorsion de concurrence auto-infligée, et de la protection du consommateur européen. La connaissance par le consommateur et la communication complète par le fabricant de l'origine des produits est un élément de concurrence à renforcer. Dans sa communication, l’UE devrait intégrer la question du rapport de force. Face à une concentration des acheteurs, les agriculteurs peinent de plus en plus à peser dans la chaîne de valeur et les négociations commerciales, alors qu’ils sont le maillon initial indispensable. Les objectifs politiques doivent aussi tenir compte des réalités du marché, et des demandes des consommateurs. Le Green Deal vise par exemple à atteindre 25 % des surfaces agricoles en bio, mais cet objectif politique ne répond pas à une demande massive du consommateur. Cette mesure va déstructurer un marché de niche encore rémunérateur pour le moment pour les agriculteurs, en imposant une offre supérieure à la demande. Mais surtout, l'agriculture et l’alimentation ne devraient pas être considérées comme un marché « comme les autres ». La production agricole de l’UE a besoin d’être régulée pour éviter les crises, et protégée, que ce soit pour le consommateur, l'agriculteur, la sécurité alimentaire et même les paysages et le monde rural. Aux exigences du commerce international, la Coordination Rurale oppose ce rôle multifonctionnel de l’agriculture, qui va au-delà de celui déjà essentiel de nourrir la population. L’agriculture ne doit plus être la variable d’ajustement des accords de libre-échange, et les agriculteurs et la ruralité ne peuvent plus en être les dommages collatéraux. L’UE doit impérativement revendiquer l’exception agriculturelle à l’OMC, et œuvrer pour que les agricultures d’Europe et du monde soient placées sous l’égide de l’ONU. C’est alors que notre agriculture pourra à nouveau bénéficier, dans le cadre de l’UE, d’une politique agricole permettant de satisfaire les objectifs qui lui avaient été assignés par les fondateurs de l’Europe au bénéfice des consommateurs, des agriculteurs et de l’environnement.
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Response to Information and promotion measures for agricultural and food products in the internal market and in non-EU countries

3 Mar 2021

La Coordination Rurale remercie l’UE de vouloir améliorer son soutien aux agriculteurs qui en sont réduits à vendre leurs produits sur un marché mondial de plus en plus concurrentiel et totalement déconnecté des coûts de production européens, bien plus élevés. Pour notre syndicat, représentant les intérêts des agriculteurs, la Commission devrait moins se préoccuper du marché mondial que de la promotion et de la protection de la production agricole dans l’UE, et donc favoriser la préférence communautaire. Les règles fixées par l’UE, et parfois renforcées par les États membres, protègent suffisamment la santé humaine et l’environnement, en raison de la rigueur des critères d’approbation. Celles sur les importations en revanche laissent à désirer… Il est par exemple complètement anormal de permettre l’importation de denrées extra-européennes, dont les limites maximales de résidus (LMR), pour des produits dont l’utilisation est interdite en Europe en raison de leur dangerosité, sont fixées à des valeurs pouvant atteindre 50 à 100 fois le seuil par défaut de LMR ! Le rapport n°368 du Sénat présente le cas de graines de sésame importées d’Inde, avec des contrôles faisant état de teneurs très largement supérieures à la limite maximale de résidus (LMR) de 0,05 mg/kg autorisée au niveau européen, allant jusqu’à 186 mg/kg, soit 3 700 fois plus que le plafond autorisé. Or, imposer le seuil par défaut de résidus de substances chimiques à 0,01mg/kg pour l’importation de toutes les denrées alimentaires humaines et animales serait efficace et juste, tant pour le consommateur que pour l’agriculteur. Aussi, plutôt que de durcir les règles européennes, l’UE pourrait pratiquer une sorte de diplomatie verte en conditionnant les importations au respect de nos normes environnementales, sociales et sanitaires, attitude qui protégerait ses agriculteurs d’une concurrence déloyale et ses consommateurs de l’exposition à des produits toxiques. Ce serait là une première mise en cohérence de la politique commerciale et des politiques sectorielles de l’UE, ou multi-sectorielles (santé, environnement, agriculture) dans le cas de la stratégie Farm to Fork (F2F). Si l’adoption de comportements de production plus durables est certes un enjeu, l’effort de durabilité ne doit pas reposer uniquement sur les agriculteurs, mais aussi sur les transformateurs et les consommateurs. La stratégie F2F doit donc être rééquilibrée. L’autre mise en cohérence concerne l’élevage et la consommation de viande rouge, que la Commission souhaite faire baisser. Bien que ne fixant pas d’objectif dans la stratégie F2F, l’orientation prise est de conseiller de manger moins de viande rouge. La Commission n’envisage pas non plus de fixer d’objectif pour réduire le cheptel de l’UE. À défaut d’une intention, la Commission ne peut ignorer le lien de causalité entre baisse de la consommation de viande et diminution de l’activité d’élevage, sauf à vouloir compenser par de l’export. Aussi, comment faire coïncider une politique alimentaire qui va entraîner une diminution de l’élevage, et maintenir des prairies permanentes (lesquelles sont un « point névralgique des stocks de carbone ») comme la Commission le recommande à la France dans le cadre de la rédaction des plans stratégiques nationaux de la PAC ? Ou encore, sans élevage, comment protéger les zones agropastorales, pourtant évaluées par la Commission comme faisant partie des habitats les moins préservés ? Au lieu d’inciter à la baisse de la consommation de viande rouge, nous invitons la Commission à travailler sur l’harmonisation des normes sociales et environnementales à l’échelle de l’UE, rééquilibrer les règles à l’intérieur du marché commun, harmoniser les processus douaniers (nomenclatures fines des codes douaniers) et refuser les produits d’importation non-conformes aux standards de l’UE. Ainsi, les agriculteurs et le secteur alimentaire européens trouveront une compétitivité nouvelle.
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Response to Setting of nutrient profiles

27 Jan 2021

Les types d’informations en usage ou en développement dans l’UE, quels qu’ils soient, sont incomplets, et l’étiquetage nutritionnel ne peut être couvert par un seul indicateur ni par un seul aspect. Les indicateurs spécifiques dont le "Nutrinfom Battery" italien par exemple sont plus complets et pédagogiques mais moins intuitifs. Trouver le bon indicateur n’est pas aisé car au-delà des apports nutritionnels, il faut également prendre en compte l’indice de transformation, l’origine, l'aspect environnemental et enfin social. Le Nutri-score peut par exemple être détourné de son objectif initial : il suffit d’ajouter de l’eau pour améliorer le Nutri-score du jambon. Une pratique qui sera tout à fait acceptée, puisque les critères retenus dans l’évaluation sont uniquement nutritionnels, mais peuvent tromper le consommateur sur la qualité du produit (avec l’ajout d’additifs pour améliorer le goût (arômes et glucose) et l’aspect). Le Nutri-Score est de plus défavorable aux produits bruts. Le jambon de porc de charcuterie artisanale, naturellement riche en gras, aura une note Nutri-Score ne reflétant pas la qualité naturelle du produit. Le constat est le même lorsque l’on compare le Nutri-Score d’un jus de pomme pressé 100 % fruits (noté C) et une bouteille de Coca Cola Zero (B), ou des chips fabriquées à partir de 3 ingrédients (pomme de terre, huile, sel) notées D, quand des chips composées de plus d’ingrédients, dont certains artificiels, obtiennent une meilleure note (C). Le risque est alors que le regard du consommateur ne se pose que sur le Nutri-Score et qu’il ne s’intéresse ni à l’origine du produit, ni aux méthodes de sa fabrication, ni aux ingrédients entrant dans sa composition. Que choisir entre un beurre traditionnel noté E et une matière grasse à tartiner à 20% MG notée D ? Il nous semble essentiel que l’éducation des enfants à la cuisine et à l’alimentation soit mise en œuvre, pour rappeler les besoins nutritionnels du corps humain en matière d’apports énergétiques et de macronutriments et les bonnes manières de les satisfaire . La Coordination Rurale propose d’utiliser un indicateur mixte qui permettrait d’améliorer l’information du consommateur en ajoutant aux indicateurs strictement nutritionnels : l’indice de transformation, l’origine des ingrédients, les aspects sociaux, environnementaux et sanitaires. L’indice de transformation (SIGA ou NOVA par exemple) permettrait que l’information se trouve rééquilibrée (ex des chips). De plus, l’origine (a minima du ou des pays) des ingrédients devrait être mentionnée sur tous les produits sans exception, qu’ils soient frais ou transformés et sans limite de seuil. Cette mention serait complétée par des informations environnementales et sanitaires, comme le mode de production par exemple. Le dernier paramètre à prendre en compte est l’aspect social, par la prise en compte d’une rémunération juste du producteur et des différents intermédiaires, les conditions de travail, etc. Quant à la problématique de la mécompréhension des dates, la mention de la date limite d’utilisation optimale (DLUO) peut effectivement semer le doute, et devrait donc soit être reformulée (produit non périssable, qualité organoleptique non garantie au-delà de [date]), soit largement étendue, soit supprimée. Enfin, il est nécessaire de mettre en place une banque de données (du type Open Food Facts) ultra complète permettant de connaître la traçabilité du produit et de ses ingrédients partant de l’exploitation jusqu’au dernier transformateur ainsi que les modifications et ajouts d’ingrédients au cours des différentes étapes intermédiaires. Chaque produit, via son code-barre ou un QR-code, pourrait ainsi être consulté dans cette base, afin que le consommateur puisse avoir un regard sur la totalité du produit. Ces éléments participeront non seulement d’une bonne information du consommateur, mais celui-ci pourra aussi réellement exercer une consommation responsable, fondée sur ses propres convictions.
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Response to Contingency plan for ensuring food supply and food security

5 Jan 2021

Approvisionnement et sécurité alimentaires de l’UE se conçoivent tant au niveau sanitaire qu’en volume. Autrement dit deux questions se posent : qu’est ce que l’on mange et est-ce que l’on mange ? Qu’est ce qu’on mange ? Si la production agricole européenne est strictement encadrée, normée, tracée et contrôlée, la réglementation en matière d’indication de l’origine est par contre insuffisante et trop laxiste car elle ne concerne que certains produits. L’opacité profite aux industriels qui cherchent toujours à s’approvisionner avec des produits bon marché et souvent en provenance de pays qui ne respectent pas les normes imposées aux agriculteurs européens. Pour la Coordination Rurale (CR), doit être mentionné(s) le(s) pays d'origine des ingrédients qui composent tous les produits alimentaires sans exception, qu’importe qu’ils soient frais ou transformés et sans limite de seuil. L’Europe étant le 1er importateur mondial en matière alimentaire il convient de s’interroger sur la sécurité sanitaire des importations. Concernant les phyto, les règlements CE n° 178-2002 et n°396-2005, prévoient des restrictions à l’importation basées sur les LMR. Elles sont fixées par substance ainsi que par type de production. On observe que trop souvent les LMR fixées sont délibérément très élevées, spécifiquement pour permettre l’importation de denrées traitées avec des produits interdits en Europe. Il est souhaitable d’abaisser au seuil de détection les LMR, pour tous les PPP interdits en UE et ce dans toutes les productions au seuil minimal, et d’interdire les ventes à la consommation humaine de produits dépassant cette norme. Il faut également noter qu’aucune LMR n’est prévue pour les denrées destinées à l’alimentation animale, ce qui empêche tout contrôle sur ces produits et permet une contamination indirecte des consommateurs. Est-ce qu’on mange ? À l’origine, la PAC a été créée pour répondre à des missions fondamentales, rappelées dans l’article 39 du traité de Lisbonne, qui énonce très précisément que la PAC a notamment pour but : d’assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, de stabiliser les marchés et de garantir la sécurité des approvisionnements. Sur ce dernier point, l’UE est déficitaire pour ses approvisionnements en matières premières agricoles. Cette situation est inquiétante quand le déficit abyssal en protéines pourrait provoquer une grave crise alimentaire pour les Européens dans le cas d’une rivalité avec des pays dont les besoins ne cessent d’augmenter et qui ont les mêmes fournisseurs que ceux de l’UE, comme la Chine par exemple. Pour mémoire, l’UE mobilise dans les pays tiers l’équivalent de 28 millions d’hectares pour compléter son déficit alimentaire. La CR est d’autant plus inquiète en voyant que la stratégie de la ferme à la fourchette envisage de sortir 10% de la surface agricole, alors que, par ailleurs, il existe déjà des quantités importantes de terres qui ne sont plus cultivées parce que n'étant plus rentables dans les conditions de prix actuelles. Face à ce risque de baisse de la production, il est urgent d’élaborer une stratégie claire pour la souveraineté/sécurité alimentaire de l'UE. Il convient de changer la PAC et d’instaurer l’« exception agriculturelle ». En pièce jointe de cette contribution vous trouverez le projet alternatif pour une PAC équitable et durable. L’agriculture est un secteur stratégique qui ne doit plus être la variable d’ajustement lors de négociations ou de conflits économiques. La politique commerciale européenne doit absolument être cohérente avec ses politiques sectorielles : on ne peut pas continuer de demander aux agriculteurs d’être toujours plus vertueux, verts, les priver de solutions techniques et de terres agricoles, et en même temps les mettre en concurrence avec des pays aux pratiques beaucoup moins regardantes en matière de normes sociales et/ou environnementales. C’est déloyal pour les agriculteurs européens, et hypocrite voire dangereux, vis-à-vis du consomm
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Meeting with Elisabetta Siracusa (Cabinet of Commissioner Phil Hogan)

8 Nov 2018 · Situation of the French beef meat and milk sectors