Fédération Nationale des Producteurs de Lait

FNPL

La FNPL a pour objet la représentation des intérêts des producteurs de lait de vache groupés en son sein, au niveau national, européen et international, ainsi que la coopération avec toute autre organisation syndicale, technique, économique, politique, professionnelle ou interprofessionnelle du même ordre.

Lobbying Activity

Meeting with Valérie Hayer (Member of the European Parliament)

18 Nov 2025 · Situation du secteur laitier

Meeting with Jérémy Decerle (Member of the European Parliament)

18 Nov 2025 · PAC, Mercosur, bien-être animal

Meeting with Brigitte Misonne (Acting Director Agriculture and Rural Development)

15 Jul 2025 · The milk sector in France and what it expects of the future CAP

Meeting with Ricard Ramon I Sumoy (Head of Unit Agriculture and Rural Development) and FEDERATION NATIONALE BOVINE and

26 Jun 2025 · Exchange of views on proposals made by the organisations for the Common Agriculture Policy post-2027

Meeting with Eric Sargiacomo (Member of the European Parliament)

21 Nov 2024 · Organisation des producteurs de lait

Meeting with Laurence Farreng (Member of the European Parliament) and La Coopération Agricole

26 Feb 2024 · Problématiques agricoles européennes

Meeting with Irène Tolleret (Member of the European Parliament)

16 Jun 2023 · Directive sur les émissions industrielles

Meeting with Jérémy Decerle (Member of the European Parliament)

14 Jun 2022 · Enjeux de la fillière lait en Europe

Response to Fitness Check of the EU legislation on animal welfare

15 Jul 2020

Dès 1988, le Conseil de l’Europe a émis des recommandations à l’égard de la protection des bovins dans les élevages européens, tenant compte de leurs besoins physiologiques et éthologiques, et encourageant des efforts continus pour adapter les systèmes d’élevage. À travers sa stratégie 2012-2015, l’Union européenne a développé une nouvelle approche responsabilisant chaque acteur « Everyone is responsible » et les a incités à travailler sur des indicateurs d’évaluation du bien-être animal (BEA) mesurables sur l’animal. En parallèle, l’EFSA a entrepris des travaux novateurs pour développer un ensemble d’indicateurs permettant de mesurer scientifiquement le BEA, en particulier sur des vaches laitières (2012). En France, consciente des attentes sociétales, la filière s’est inscrite dans une réflexion proactive qui a débouché en 1999 sur la création de la Charte des Bonnes Pratiques d’Élevage (CBPE). Cet outil de progrès, déployé dans plus de 95 % des fermes laitières françaises, a su s’adapter en fonction des enjeux : traçabilité (1999), les nouvelles réglementations de la PAC en particulier la traçabilité des pratiques sanitaires (2003), la conditionnalité, avec des précisions apportées sur le volet BEA (2007), un chapitre BEA sur les pratiques renforcées (2012). Avec près de 60 000 fermes laitières réparties sur l’ensemble du territoire national, la filière laitière française fait face à une variété de contextes pédoclimatiques et regroupe des structures d’exploitation très diverses (races, nombre d’animaux, bâtiments, surfaces fourragères ...). La filière a donc adhéré à une approche d’évaluation du BEA, basée sur des indicateurs mesurables sur l’animal et reconnus scientifiquement pour démontrer le respect des 5 libertés fondamentales. Ces dernières années, la filière laitière française a œuvré à la mise en place d’une démarche nationale d’évaluation du bien-être des bovins laitiers, en s’inspirant de tous ces travaux européens. 16 indicateurs d’évaluation du bien-être du troupeau laitier ont été définis collectivement, de manière objective et scientifique, ainsi qu’une méthode de mesure et d’observation, sur la base des principes de l’OIE, des 5 libertés, des recommandations de l’EFSA et du protocole Welfare Quality. Cette démarche s’inscrit dans le plan de filière interprofessionnel « France, Terre de Lait » et sa démarche de responsabilité sociétale. Adossée à la CBPE, elle fait figure de socle de base pour l’amont laitier français. Ces travaux permettront d’acquérir des données fiables et de faire progresser les pratiques des élevages laitiers français (conformément aux principes de la norme ISO DTS 34700 - Gestion du bien-être animal). En complément, des plans de progrès (mammites, boiteries, formation à l’ébourgeonnage, etc.) sont élaborés dans un objectif d’amélioration continue de la santé (« One health ») et du bien-être des bovins laitiers (« One welfare »). Cette forte ambition de la filière laitière française s’inscrit également dans le cadre de la stratégie de la France pour le BEA 2016-2020, à la fois globale et durable, notamment via son axe 1 (partager le savoir et promouvoir l’innovation) et son axe 2 (des acteurs responsables à tous les niveaux), mais encore répond aux EGA de 2017, avec l’engagement d’évaluer l’ensemble des élevages laitiers français sur le BEA d’ici 2025. En conclusion, pour la filière, le bien-être n’est pas une segmentation ni une démarche marketing : tout le lait et les produits laitiers issus de lait français garantiront un haut niveau de BEA, éprouvé au regard de ce qui fait consensus scientifique en termes de BEA (5 libertés fondamentales de l’animal). Nous sommes donc favorables à une communication générale sur les engagements des éleveurs français. En revanche, au regard du contexte, de la multiplicité des systèmes de production, de la mise en vente de produits issus de lait de mélange, le développement d’un affichage sur les produits apparait très compliqué à mettre en œuvre.
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