Groupe SOS

L'Union du Groupe SOS a pour objet la défense des intérêts collectifs des structures liées à l'entrepreneuriat social et à ses valeurs, notamment dans les domaines de la solidarités, de la jeunesse, de la santé, des séniors, de la transition écologique et des territoires, de la culture, du commerce et des services, de l'action internationale.

Lobbying Activity

Response to Strategy for the EU’s outermost regions

22 Dec 2025

Le Groupe SOS, acteur majeur de léconomie sociale et solidaire, intervient depuis plus de 20 ans dans les territoires ultramarins (Guyane, Mayotte, La Réunion et Guadeloupe) où il mène des actions dans les domaines de la jeunesse, de la protection de lenfance, de la santé, du handicap, du logement, de linsertion et du développement territorial. Avec plus de 1000 salarié.e.s dans lOcéan Indien, le Groupe SOS est un acteur fortement engagé dans les politiques sociales de ces territoires. Les RUP bénéficient déjà de taux de cofinancement européens renforcés (jusquà 85 % voire 95 %), de règles de flexibilité spécifiques et denveloppes dédiées dans les programmes FEDER, FSE+, Erasmus+ ou Interreg. Toutefois, ces dispositifs restent encore grandement sous-utilisés pour répondre aux défis majeurs constatés sur le terrain. Nous proposons ci-dessous une sélection des pistes daction tirées de lexpérience du Groupe SOS au sein des RUPs: 1) Renforcer la protection de lenfance et les services aux familles Créer une ligne FEDER dédiée aux infrastructures sociales dans les RUP (établissements de protection de lenfance, lieux parents-enfants, foyers éducatifs), priorisant les zones isolées et à haut taux de cofinancement. Financer des équipes mobiles pluridisciplinaires via FSE+, sur le modèle déployé en Guyane par le Groupe SOS. Soutenir des programmes européens de parentalité et prévention des violences, incluant la formation et ladaptation doutils aux contextes multilingues. Faciliter des jumelages entre RUP et autres régions européennes, accompagnés dune plateforme déchange sur les enjeux insulaires, tropicaux ou enclavés. 2) Lutter contre la déscolarisation et favoriser linsertion des jeunes Lancer des appels à projets dédiés à lécole inclusive et aux dispositifs de remobilisation éducative(ESF+). Soutenir des parcours intégrés pour jeunes déscolarisés (formation, ateliers pratiques, mentorat, insertion professionnelle), notamment via prévention spécialisée. Développer des solutions dhébergement pour jeunes (foyers jeunes travailleurs, colocations encadrées, résidences sociales), encore insuffisantes dans les RUP. 3) Améliorer laccès aux soins dans les zones isolées Financer des dispositifs déquipes mobiles (santé mentale, prévention, périnatalité, addictologie), déjà éprouvés. Soutenir la formation et le déploiement de sages-femmes mobiles, médiateurs périnataux et référents addictologie. Renforcer les mesures dattractivité pour recruter et fidéliser les professionnel·les de santé. Financer la construction/rénovation de centres de santé pluridisciplinaires, incluant accessibilité handicap et santé mentale. 4) Agir pour un logement digne Créer un axe FEDER dédié à lintermédiation locative et à laccompagnement vers le logement. Financer la réhabilitation de logements indignes avec accompagnement social, ingénierie locale et priorisation des zones rurales retirées. Promouvoir des solutions dhabitat inclusif (personnes handicapées, jeunes vulnérables, personnes âgées, familles) via appels à projets ciblés. 5) Soutenir les professionnels et renforcer lingénierie locale Mettre en place un guichet européen « Ingénierie RUP » pour le montage et la coordination de projets. Adapter les programmes aux réalités sociolinguistiques ultramarines, incluant outils multilingues et contenus contextualisés. Financer un Plan de Formation des métiers du social dans les RUP via FSE+, couvrant formation initiale et continue (travailleurs sociaux, éducateurs, soignants). Étendre Erasmus+ Pro aux métiers du social et de la santé, financer des mobilités intra-RUP et vers dautres régions européennes. Plus de détails sont fournis dans le PDF ci-joint concernant les propositions suggérées.
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Response to Strategy on Intergenerational Fairness

7 Nov 2025

1. Mieux vieillir : renforcer le lien intergénérationnel Les solutions locales fondées sur la solidarité entre générations sont essentielles pour lutter contre lisolement des seniors. Le Groupe SOS a développé des modèles dhabitat intergénérationnel et lancé Ogénie, programme national de lutte contre lisolement social via des outils numériques et des ateliers participatifs. En rouvrant des cafés multiservices dans des villages dépourvus de commerces, linitiative 1000 Cafés recrée des espaces de rencontre et de solidarité entre habitant.es de tous âges. Lassociation Parrains Par Mille promeut également le mentorat intergénérationnel permettant de soutenir des jeunes en difficultés dans la réalisation de leurs projets. Pour soutenir ces démarches, lUnion européenne doit : - Inscrire les projets dhabitat intergénérationnel dans les orientations de lESF+ et du FEDER ; Prévoir des financements dédiés aux structures de léconomie sociale, bailleurs sociaux et collectivités locales ; - Encourager la recherche et la production de données sur les bénéfices sociaux et économiques de ces modèles (mesures dimpact ex : pour réduction de lisolement, mutualisation des coûts, transmission intergénérationnelle) - Introduire des indicateurs de cohésion intergénérationnelle dans les programmes européens (nombre de lieux partagés, taux dimplication des jeunes et seniors, satisfaction territoriale). Promouvoir le mentorat intergénérationnel où seniors et jeunes échangent compétences professionnelles et savoirs pratiques, notamment via le financement UE de programmes de bénévolats intergénérationnels favorisant la cohésion sociale. 2. Mobilité et justice climatique : une transition pour toutes les générations Les jeunes subissent de plein fouet les inégalités daccès à la mobilité et les conséquences de la crise climatique. La transition écologique des transports doit donc être juste, inclusive et intergénérationnelle. Le Groupe SOS recommande de : - soutenir les solutions locales de mobilité inclusive (plateformes de mobilité, transports solidaires, garages sociaux) via les programmes européens ; - établir une définition européenne du droit à la mobilité, condition daccès à lemploi et à la citoyenneté ; - lancer un diagnostic européen partagé des besoins des jeunes, seniors et territoires isolés ; -créer un Observatoire européen de la mobilité durable, inspiré du baromètre français, pour mesurer les inégalités et orienter les investissements. -Soutenir la création de comités consultatifs locaux sur la mobilité regroupant jeunes, seniors et collectivités pour coconstruire les politiques de transports en Europe. 3. Culture : un levier démancipation et de citoyenneté partagée Face aux crises climatiques, économiques et démocratiques, la culture constitue un outil majeur de cohésion et de réparation intergénérationnelle. Ses initiatives ateliers pour jeunes en rupture, actions en milieu carcéral, projets culturels entre seniors et jeunes montrent que la culture ancrée localement peut revitaliser les territoires. LUnion européenne devrait : - Reconnaître et soutenir les tiers-lieux culturels solidaires comme leviers déquité intergénérationnelle (atelier, résidences artistiques et projets collaboratifs réunissant jeunes, seniors et populations vulnérables) - Encourager les initiatives locales de transmission de savoirs artistiques et culturels entre générations ; - Intégrer la culture dans les politiques européennes de jeunesse, emploi et santé ; -Créer un label européen Culture et équité intergénérationnelle valorisant les initiatives de transmission et de participation ; -Simplifier laccès des acteurs culturels et sociaux aux programmes européens (Europe Créative, ESF+, FEDER) et inclure la culture dans les programmes existants en matière de santé mentale, insertion sociale et professionnelle et lutte contre lisolement). Plus d'information disponible dans le PDF fourni ci-joint.
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Response to EU Anti-Poverty Strategy

16 Oct 2025

Contribution du Groupe SOS à la consultation sur la Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté Depuis plus de 40 ans, le Groupe SOS agit pour linclusion sociale, la cohésion territoriale et laccès effectif aux droits. Présent dans 50 pays, fédérant 750 structures et 26 000 salarié·es, il intervient dans les domaines de laction sociale, de la santé, de la jeunesse, de léducation et de linsertion professionnelle, au plus près des personnes vulnérables. Cette expérience confère au Groupe une capacité unique à identifier les freins à légalité et à proposer des solutions concrètes et transférables à léchelle européenne. La Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté doit traduire les principes du socle européen des droits sociaux en résultats tangibles, contribuer à la réduction de la pauvreté de 15 millions de personnes dici 2030 et répondre aux défis contemporains : inégalités croissantes, précarisation de lemploi, transitions écologique et numérique, et fragilisation des valeurs démocratiques. 1. Ancrer la stratégie dans le Socle européen des droits sociaux La pauvreté est une atteinte aux droits fondamentaux. La stratégie doit garantir un revenu décent, laccès à léducation, à la santé, au logement, à un emploi de qualité et à la protection sociale. Elle doit devenir un instrument de mise en œuvre du Socle européen, avec : - des objectifs chiffrés et des indicateurs de progrès intersectoriels ; - un cadre de suivi associant États membres, Commission, acteurs sociaux et publics concernés ; - des financements européens seulement dédiés aux structures de léconomie sociale, via des appels à projets spécifiques. 2. Reconnaître la dimension intersectorielle de la pauvreté La pauvreté dépasse le seul critère monétaire : elle englobe lexclusion, la précarité énergétique, linégalité numérique, lisolement et la dégradation de la santé. Le Groupe SOS plaide pour : - des indicateurs qualitatifs et quantitatifs complémentaires au seuil de pauvreté monétaire ; - la prise en compte des réalités locales et régionales - linteropérabilité des outils numériques sociaux pour disposer de données fiables et inclusives à léchelle européenne. 3. Promouvoir linvestissement social tout au long du cycle de vie La lutte contre la pauvreté doit devenir préventive et émancipatrice. Il faut investir à chaque étape de la vie : - Petite enfance et jeunesse : développer des modes daccueil inclusifs et solidaires, des crèches à vocation dinsertion pour parents en difficulté, et des projets éducatifs compensant les inégalités sociales ; - Âge adulte : renforcer le logement abordable, laccès aux droits et à la formation, soutenir lentrepreneuriat inclusif et lutter contre la précarité alimentaire ; - Seniors : prévenir lisolement via des outils numériques, et promouvoir lhabitat adapté, les résidences intergénérationnelles et le maintien à domicile. 4. Lever les obstacles structurels Pour réussir, la stratégie doit : - renforcer la formation et la reconnaissance des professionnel·les du social ; - simplifier laccès des associations, notamment les plus petites, aux financements européens, avec des procédures allégées et des financements pluriannuels. 5. Garantir un logement digne, levier essentiel de sortie de la pauvreté Un logement abordable et rénové est un préalable à toute inclusion durable. LUE doit encourager : - le déploiement du modèle « logement dabord » ; - des stratégies nationales de développement du logement social et de régulation des prix, intégrant la notion de vulnérabilité ; - des dispositifs sécurisant propriétaires mettant à disposition leurs biens; - la rénovation énergétique des logements modestes ; - un accompagnement vers lemploi couplé au logement. La Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté doit incarner une vision ambitieuse, inclusive et concrète, ancrée dans le Socle européen des droits sociaux et intégrée au Semestre européen.
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Response to EU Civil Society Strategy

25 Jul 2025

Le Groupe SOS est une organisation à but non lucratif, engagée en faveur du vivre-ensemble. Il développe et unit des associations et entreprises sociales, reliées par leur engagement social et environnemental. Son action sarticule autour de deux grandes priorités : la gestion détablissements non lucratifs dédiés à la jeunesse, à la santé, aux personnes vulnérables et aux personnes âgées ; et la préparation dun avenir durable et solidaire, avec des projets ambitieux pour la transition écologique, la revitalisation territoriale, les commerces responsables et laccès à la culture. Laïc et apartisan, il porte un véritable projet de société, centré sur lintérêt général. Avec 22 000 personnes employées, 750 structures, 2 millions de bénéficiaires chaque année et une présence dans 50 pays, le Groupe SOS prouve quun impact denvergure est possible et souhaitable pour bâtir une société plus juste. Nous appelons lUnion européenne à inscrire les points suivants au cœur de sa stratégie en faveur de la société civile : 1. Un soutien politique, économique et financier structurel à la société civile et au secteur de léconomie sociale et solidaire La vitalité démocratique de lUnion européenne dépend de la solidité de ses organisations de la société civile. Cela requiert : Des financements accessibles, pérennes, flexibles et transparents, qui ne privilégient pas uniquement les structures déjà professionnalisées ou fortement institutionnalisées ; Une reconnaissance politique renforcée de la société civile comme partenaire à part entière de lélaboration, de la mise en œuvre et de lévaluation des politiques publiques. 2. Une action forte contre la désinformation et les attaques visant la société civile Les campagnes de désinformation, dintimidation ou de délégitimation visant les organisations de la société civile fragilisent la démocratie. Bonne pratique : lassociation Respect EMI (Groupe SOS Culture) dispense des ateliers de sensibilisation à destination des publics éloignés de linformation, afin de lutter contre les fausses informations et instaurer un climat de confiance entre citoyens, institutions et sociétés civile. Nous recommandons d'agir sur : Promouvoir activement une communication publique qui valorise laction des associations et collectifs citoyens ; Protéger les acteurs de la société civile, notamment les défenseur·es des droits humains, contre les discours de haine, les attaques judiciaires et politiques infondées ou les menaces physiques et numériques ; Soutenir la production et la diffusion doutils pédagogiques et médiatiques de lutte contre la désinformation. 3. Une sensibilisation massive au rôle structurant de la société civile dans la démocratie La société civile est un pilier du vivre-ensemble. Elle garantit une pluralité de voix, une capacité de contre-pouvoir, un lien direct avec les réalités de terrain, et une dynamique permanente dinnovation sociale. Bonne pratique : Le Groupe SOS a lancé son baromètre du vivre-ensemble, démontrant lintérêt que porte les français pour la société civile et le monde associatif. Nous recommandons de : Systématiser les évaluations dimpacts des projets des acteurs de la société civile et de léconomie sociale et solidaire, afin de mesurer au mieux leur impact positif ; Lancer une grande campagne de sensibilisation à léchelle européenne sur le rôle démocratique des organisations de la société civile ; Intégrer cette sensibilisation dans les politiques déducation à la citoyenneté, notamment auprès des jeunes et dans les programmes scolaires ; Renforcer la coopération entre société civile, institutions publiques et médias pour faire vivre le débat démocratique dans toute sa diversité. LUnion européenne, en se dotant dun cadre ambitieux, cohérent et opérationnel, peut faire la preuve que la société civile nest pas une variable dajustement, mais un moteur essentiel de la démocratie, de la cohésion sociale et de la transition juste
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Response to The new Action Plan on the implementation of the European Pillar of Social Rights

25 Jul 2025

Le Groupe SOS, acteur majeur de léconomie sociale et solidaire en Europe, agit depuis plus de 40 ans en faveur de linclusion sociale, de laccès aux droits et de la cohésion territoriale. Présent dans 50 pays, fort de 750 structures et de 22 000 salarié·es, il œuvre notamment dans les secteurs de laction sociale, de la santé, de la jeunesse et de léducation, en lien étroit avec les publics les plus vulnérables. Dans un contexte marqué par la montée des inégalités sociales exacerbées par la crise du Covid-19, les transitions numériques et écologiques, ainsi quune remise en cause croissante des valeurs démocratiques dans plusieurs États membres, un nouveau plan daction pour le socle européen des droits sociaux simpose avec urgence. Il doit permettre de redonner une direction claire à lUnion européenne en matière de justice sociale, de droits fondamentaux et de cohésion. À ce titre, nous accueillons positivement le lancement de ce nouveau plan daction, et formulons les recommandations suivantes pour en renforcer la mise en œuvre concrète à lhorizon 2030. Les acteurs de léconomie sociale et solidaire (ESS), par leur ancrage territorial, leur gouvernance démocratique et leur finalité dutilité sociale, apportent une valeur ajoutée déterminante à cette mise en œuvre. 1. Renforcer la formation des professionnel·les du social et du médico-social Le déficit de main-dœuvre qualifiée dans les métiers du soin, de laccompagnement et de la solidarité est un défi majeur pour atteindre les objectifs du socle. Il est urgent : de soutenir, à léchelle européenne, des dispositifs de formation initiale et continue pour les professionnel·les du secteur social et médico-social, y compris dans les métiers en tension ; de valoriser les compétences transversales et interculturelles essentielles à ces métiers, notamment dans un contexte de diversification des publics accompagnés ; de favoriser les parcours dinsertion et de reconversion professionnelle dans ces secteurs, via des passerelles adaptées et des mécanismes de validation des acquis de lexpérience (VAE). 2. Simplifier laccès aux financements européens pour les acteurs associatifs de terrain Les associations sont des actrices-clés de la mise en œuvre du socle, mais elles rencontrent souvent des difficultés majeures pour accéder aux financements européens, en raison de lourdeurs administratives ou de critères disproportionnés. Nous appelons à : une simplification des procédures de candidature et de suivi des projets financés (FSE+, ESF, AMIF, etc.), notamment pour les petites et moyennes structures ; la reconnaissance du rôle structurant des associations dans les politiques sociales locales, avec des financements pluriannuels et davantage de soutien au fonctionnement ; une meilleure accessibilité linguistique et technique des appels à projets européens. 3. Favoriser les échanges de bonnes pratiques et leur capitalisation Partout en Europe, des initiatives locales et transnationales prouvent quil est possible. Pourtant, ces innovations sociales restent trop souvent cloisonnées. Nous recommandons : de renforcer lévaluation de limpact social des actions soutenues par lUE, en y intégrant des indicateurs qualitatifs et participatifs co-construits avec les usagers. la mise en place de plateformes européennes déchange, de co-construction et de valorisation des pratiques réussies en matière de lutte contre la pauvreté, de formation, dinsertion ou daccès aux droits ; des appels à projets spécifiques pour soutenir la documentation, la mutualisation et le transfert de ces pratiques entre pays et territoires. Le Groupe SOS est pleinement mobilisé pour contribuer à la réussite de ce nouveau plan daction. Nous restons disponibles pour partager notre expertise de terrain, nos retours dexpérience transnationaux, et coconstruire des solutions sociales ambitieuses à léchelle européenne.
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Response to Gender Equality Strategy 2026-2030

17 Jul 2025

Le Groupe SOS est une organisation à but non lucratif, engagée en faveur du vivre-ensemble. Il développe et unit des associations et entreprises sociales, reliées par leur engagement social et environnemental. Avec 22000 personnes employées, 850 structures, 2 millions de bénéficiaires chaque année et une présence dans 50 pays, le Groupe SOS prouve quun impact denvergure est possible pour bâtir un avenir plus juste et solidaire. Nous saluons linitiative de la Commission de renouveler sa stratégie pour légalité entre les femmes et les hommes. Les plaidoyers du Groupe SOS, en tant quunion dassociation, rassemblent les constats de terrains que ses associations et établissements portent en commun. Acteur majeur de légalité femmes-hommes, le Groupe SOS propose à la Commission des solutions et recommandations concrètes 1. Sensibiliser la société civile aux enjeux de légalité de genre Il est essentiel que lensemble de la société civile soit informé sur les enjeux de légalité de genre. Par isolement physique ou moral ou encore par manque de moyens, les femmes, et en particulier celles en situation de vulnérabilité, nont pas toujours accès aux informations, aux ressources ou aux aides existantes lorsquelles subissent des inégalités de genre et notamment des situations de violence. Nous recommandons de : Sensibiliser largement les personnes accueillies dans des établissements sociaux européens aux signes et mécanismes de la violence conjugale et intrafamiliale, et faire connaitre leurs droits aux victimes. Soutenir et favoriser les programmes daller-vers pour sensibiliser toute la société civile aux enjeux de linégalité de genre, en particulier en zone rurale. 2 . Former les professionnel·le·s de laction sociale à la lutte contre les violences faites aux femmes. Ladoption de la Directive 2024/1385 sur la lutte contre la violence à légard des femmes et la violence domestique est une avancée majeure. Mais elle doit saccompagner dune montée en compétences des professionnel·le·s pour une détection précoce. Nous recommandons : Intégrer durablement des missions de prévention, de repérage et d'accompagnement des situations de violences conjugales et intrafamiliales au sein des établissements sociaux européens. Mieux former des professionnel·le·s sociaux·ales européen·ne·s le repérage et laccompagnement des enfants co-victimes des situations de violences intrafamiliales. 3. Combattre durablement les stéréotypes liés au genre dès le plus jeune âge Le programme Les Épicènes, porté par Crescendo (Groupe SOS Jeunesse), forme les professionnel·le·s de la petite enfance à léducation non genrée. En 2023, 210 professionnel·le·s ont été formé, et plus de 900 familles ont été accompagnées. Nous recommandons : Dencourager la généralisation les formations non-genrées dans les structures éducatives, crèches et écoles primaires ; Dintégrer dans les curricula scolaires européens des approches pédagogiques visant explicitement légalité de genre et la déconstruction des stéréotypes. 4. Favoriser laccès à lentrepreneuriat pour les femmes Nous recommandons de : Soutenir le déploiement de lentrepreneuriat à impact comme vecteur puissant de linsertion socio-professionnelle des femmes Favoriser lintégration des enjeux liés à légalité de genre dans lensemble des programmes de soutien à lentrepreneuriat. 5. Accompagner les femmes en exil dans leur reconstruction et leur insertion sociale et professionnelle Le Groupe SOS agit pour ces publics à travers lhébergement, le soutien psychologique, laccompagnement juridique (ASSFAM), et des programmes dinsertion (Estimemploi, Joséphine, Groupe SOS Solidarités). Nous recommandons de : Accompagner les femmes en situation dexil vers leur insertion sociale quel que soit leur statut, que leur demande dasile soit obtenue ou non. Faciliter laccès à lemploi des femmes exilées en ouvrant la possibilité de travailler dès le dépôt de la demande dasile.
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Response to LGBTIQ Equality Strategy

18 Jun 2025

Le Groupe SOS est une organisation à but non lucratif, engagée en faveur du vivre-ensemble. Il développe et unit des associations et entreprises sociales, reliées par leur engagement social et environnemental. Laïc et apartisan, il porte un véritable projet de société, centré sur lintérêt général. Avec 22000 personnes employées, 850 structures, 2 millions de bénéficiaires chaque année et une présence dans 50 pays, le Groupe SOS prouve quun impact denvergure est possible pour bâtir un avenir plus juste et solidaire. Nous saluons avec force linitiative de la Commission européenne de renouveler et renforcer sa stratégie de lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes LGBTQIA+ 1. Accompagner au développement de centres de santé communautaires LGBTQIA+ à léchelle européenne. Les personnes LGBTQIA+ rencontrent encore de nombreux freins dans leur accès aux soins : discriminations dans le système de santé, méconnaissance des parcours spécifiques, difficultés daccès à la prévention et à la santé sexuelle. Nous appelons à la création, avec le soutien de lUnion européenne, de centres de santé communautaires proposant une offre globale, inclusive et respectueuse des identités de genre et orientations sexuelles. Ces lieux doivent également former les professionnels de santé généralistes et spécialistes à la santé sexuelle et mentale inclusive. 2. Renforcer les dispositifs de santé communautaire pour les personnes exilées LGBTQIA+. Les personnes LGBTQIA+ migrantes, demandeuses dasile ou réfugiées, sont à lintersection de plusieurs vulnérabilités : précarité, isolement, violences, exposition accrue aux risques de santé, notamment VIH et IST. Nous recommandons : Le développement de programmes de prévention fondés sur laller-vers et la médiation communautaire, en lien avec les réalités de terrain ; Lamélioration de laccès aux soins et au dépistage en dehors des dispositifs classiques (CADA, HUDA), grâce à des approches intégrées et décentralisées ; Le soutien à des actions collectives, culturelles ou sociales qui permettent aux personnes concernées de se reconstruire, de renforcer leur pouvoir dagir, et de développer un sentiment dappartenance à un collectif. 3. Réviser les politiques relatives au travail du sexe en écoutant les premier.e.s concerné.e.s. De nombreuses personnes LGBTQIA+ exercent ou ont exercé une activité de travail sexuel. En France, la loi de 2016, fondée sur la pénalisation des clients, a contribué à accroître la précarité et les risques sanitaires pour ces personnes. Nous appelons la Commission européenne à : Encourager les États membres à construire les politiques publiques avec les travailleur.euse.s du sexe ; Soutenir laccès à la santé, à la mise à labri et à des parcours dinsertion pour les travailleur·euses du sexe qui le souhaitent. 4. Promouvoir une culture de légalité et de linclusivité à toutes les étapes de la vie. La lutte contre les discriminations doit commencer dès le plus jeune âge et se poursuivre tout au long de la vie. Pour construire une société inclusive, il est essentiel dagir en amont, dans les espaces éducatifs, culturels et sociaux, en déconstruisant les stéréotypes de genre et en valorisant la diversité des identités et des parcours. Nous recommandons : De développer des programmes éducatifs dès lenfance, dans et hors lécole, pour sensibiliser aux questions dégalité, lutter contre les normes de genre et encourager lesprit critique. Le jeu, lactivité physique ou les ateliers artistiques peuvent être des leviers puissants dinclusion et de transformation des représentations. De soutenir des démarches mobiles et d« aller-vers », en particulier dans les territoires ruraux ou isolés, pour garantir un accès effectif à linformation, aux droits, à la santé et à la prévention, dans une approche inclusive et respectueuse des diversités.
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Response to Digital Justice Strategy 2025 - 2030

18 Jun 2025

Le Groupe SOS est une organisation à but non lucratif, engagée en faveur du vivre-ensemble. Il développe et unit des associations et entreprises sociales, reliées par leur engagement social et environnemental. Laïc et apartisan, il porte un véritable projet de société, centré sur lintérêt général. Avec 22000 personnes employées, 850 structures, 2 millions de bénéficiaires chaque année et une présence dans 50 pays, le Groupe SOS prouve quun impact denvergure est possible pour bâtir un avenir plus juste et solidaire. Le recours au numérique, sil est devenu inévitable, doit saccompagner dactions ciblant les publics les plus fragiles pour être le plus inclusif possible. Le Groupe SOS innove pour faire du numérique un levier dinclusion sociale : en formant les publics les plus fragiles à son utilisation, en soutenant les professionnel·le·s de laction sociale qui les accompagnent, en sécurisant les parcours et en facilitant laccès aux droits. À ce titre, et en tant Pôle Europe du Groupe SOS, nous saluons linitiative de la Commission européenne visant à faire de la transformation numérique un moteur de justice sociale. 1. Améliorer le recours aux droits des citoyen·ne·s européen·ne·s grâce au numérique De nombreuses personnes ne recourent pas à leurs droits faute de maîtrise du numérique ou de possibilité de fournir les documents requis. Le non-recours atteint plus de 30% dans certains pays européens. Reconnect, association du Groupe SOS, a développé un Coffre-fort numérique gratuit, sécurisé et accessible, pour stocker et transmettre facilement les documents administratifs. Nous recommandons de : Soutenir les projets transfrontaliers visant à interopérer les outils numériques portés par des acteurs associatifs européens pour faciliter les échanges d'informations et fluidifier les parcours des personnes. Favoriser lessor des projets alliant numérique et social pour améliorer laccès aux droits des publics vulnérables. Permettre lhybridation dune approche mêlant systématiquement numérique et accompagnement en physique, pour soutenir un accès effectif aux droits des plus vulnérables. 2. Sappuyer sur la médiation numérique pour renforcer les compétences numériques de base du plus grand nombre La fracture numérique touche principalement les publics vulnérables, freinés dans leurs démarches en ligne. Nous recommandons de : Encourager les démarches daller-vers permettant de former les personnes les plus éloignées du numérique. Multiplier les actions de médiation numérique auprès des entreprises dont les salarié.e.s font face à des situations dillectronisme. 3. Soutenir la transition numérique en formant les professionnel·le·s du social La fracture numérique affecte aussi les professionnel·le·s du social, qui doivent acquérir de nouvelles compétences pour accompagner efficacement. Le numérique doit simplifier les démarches, sécuriser les parcours et faciliter laccès aux droits Nous appelons la Commission européenne à : Favoriser la coopération des acteurs de la formation au numérique autour de la montée en compétences des professionnel·le·s européen.ne.s de laction sociale. Encourager lacculturation au numérique dans le secteur social en Europe, dès la formation des professionnel.le.s de laction sociale. 4. Définir les contours dune citoyenneté numérique européenne La transition numérique impose de garantir un environnement en ligne sécurisé et inclusif. Il est essentiel de lutter contre le cyberharcèlement, la désinformation et les fake news, et de développer lesprit critique numérique de toutes et tous. s. Nous appelons la Commission européenne à : Promouvoir une citoyenneté numérique permettant de naviguer et de sengager activement dans des espaces numériques de manière sûre et responsable. Encourager les échanges de pratiques entre les professionnel·le·s européen·ne·s de la médiation numérique autour des enjeux de cyberharcèlement.
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Response to European Affordable Housing Plan

4 Jun 2025

Le Groupe SOS est une organisation à but non lucratif, engagée en faveur du vivre-ensemble. Il développe et unit des associations et entreprises sociales, reliées par leur engagement social et environnemental. Laïc et apartisan, il porte un véritable projet de société, centré sur lintérêt général. Avec 22000 personnes employées, 850 structures, 2 millions de bénéficiaires chaque année et une présence dans 50 pays, le Groupe SOS montre quun impact denvergure est possible. Nous saluons linitiative de la Commission européenne de lancer cette consultation sur les logements abordables. En tant que Directrice du Pôle Europe du Groupe SOS, je souligne limportance dagir à léchelle européenne face à lurgence sociale. Nous formulons des recommandations pour faire du droit au logement une réalité pour tous.tes. 1. Faire du logement dabord une priorité pour lutter contre le sans-abrisme Selon la Fondation pour le Logement et la FEANTSA, près de 900000 personnes sont sans-abri ou accueillies en hébergement durgence en Europe, en 2023. En France, les structures du Groupe SOS proposent plus de 2850 places dhébergement inconditionnel et défendent laccès direct au logement sans prérequis. Ce modèle doit être promu à léchelle européenne. Nos recommandations : Donner les moyens à la Plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme, instituée lors de la Déclaration de Lisbonne, de renforcer ses actions en faveur des logements décents. Promouvoir le modèle du logement dabord dans toute lUnion européenne. Placer la lutte contre le sans-abrisme au cœur de toutes les politiques européennes. Créer un droit inconditionnel à lhébergement durgence en Europe. Appuyer la montée en compétences et loutillage des professionnel·les de lhébergement durgence et de laccompagnement vers le logement, pour garantir une mise en œuvre effective de la politique du logement dabord. 2. Donner à toutes et tous un accès à un logement décent et digne Il est essentiel que les personnes en situation de précarité bénéficient dun logement conforme aux exigences de dignité et de décence. Recommandations : Favoriser lémergence de dispositifs assurant laccès à des logements dignes et décents au sein de lUnion européenne, et notamment les dispositifs sécurisant financièrement les propriétaires qui mettent à disposition leurs biens immobiliers. 3. Lutter contre la précarité énergétique via la rénovation thermique Le Groupe SOS Transition écologique et territoires agit contre la précarité énergétique avec Solidarité Énergétique France, association créée en 2023. Sa mission est daccompagner les propriétaires les plus modestes dans la rénovation performante de leur logement. Recommandation : Assurer une mise en œuvre effective de la rénovation énergétique des logements des propriétaires les plus modestes dans le cadre de la stratégie de « Vague de rénovation » de lUnion européenne. 4. Améliorer laccès au logement pour les personnes en exil Le logement durable est un pilier indispensable à lintégration des réfugié·e·s dans lUnion européenne. Un accueil digne et un accompagnement adapté doivent leur être garantis dès larrivée. Recommandations : Faciliter les démarches des Bénéficiaires dune Protection Internationale (BPI) en matière daccès au logement. Délivrer automatiquement un titre de séjour aux BPI pour accélérer leur insertion sociale et éviter une rupture de droits. 5. Assortir laccès au logement dun accompagnement vers lemploi Linsertion professionnelle, facteur déterminant de laccès et surtout du maintien dans le logement, doit pleinement être intégrée à laccompagnement proposé aux personnes les plus précaires. Recommandations : Assortir laccès au logement dun accompagnement vers lemploi ; Encourager le financement de projets expérimentaux qui favorisent la coopération entre les acteurs daccueil et dhébergement et les acteurs de linsertion professionnelle à léchelle européenne
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